La couche de données DePIN AIOZ Pin vise à maintenir les fichiers Web3 accessibles en permanence en ligne

Chapô : AIOZ Pin, une couche de données distribuée basée sur IPFS, s'attaque à la problématique de la pérennité des contenus en ligne. Grâce à un réseau décentralisé et à des mécanismes de réplication avancés, elle garantit que les fichiers restent accessibles malgré les défaillances. Le fondateur Erman Tjiputra souligne l’importance de cette technologie pour le développement du Web3.

AIOZ Pin révolutionne la durabilité des données en ligne

AIOZ Pin est conçue pour assurer la disponibilité permanente des fichiers numériques grâce à sa structure décentralisée. Alors qu’une étude du Pew Research Center a révélé qu’environ 38 % des pages web créées en 2013 ne sont plus accessibles, AIOZ Pin s'inscrit dans une démarche proactive pour éviter ce phénomène connu sous le nom de « décadence numérique ».

Le fonctionnement d'AIOZ Pin repose sur un réseau d'infrastructure physique décentralisé (DePIN) où tout individu possédant espace disque et bande passante peut faire fonctionner un nœud communautaire. Cela permet non seulement de renforcer le stockage, mais aussi d’offrir des récompenses potentielles sous forme de jetons.

Une infrastructure robuste grâce à la réplication des données

L’architecture d’AIOZ Pin repose sur la réplication multiple et indépendante des données qui sont fragmentées et adressées via plusieurs identifiants de contenu (CID). Ce système offre donc une protection contre les pannes éventuelles puisque les fichiers sont sauvegardés sur différents nœuds. Plus encore, chaque nœud doit fournir des preuves cryptographiques prouvant que les fichiers sont effectivement stockés, garantissant ainsi leur intégrité.

Avec plus de 300 000 appareils contributeurs répartis dans 198 pays, l’infrastructure est déjà considérée comme robuste et largement distribuée.

Des performances optimales même en période critique

Erman Tjiputra, fondateur et PDG du réseau AIOZ, a expliqué que l’approche adoptée par AIOZ Pin permet également d'assurer de faibles niveaux de latence. Grâce à la capacité du réseau à réagir efficacement lors des périodes chargées ou durant une panne, il est possible d'assurer aux utilisateurs une expérience fluide sans compromettre les performances liées à la décentralisation.

« Au lieu de considérer la persistance comme une réflexion après coup, AIOZ Pin intègre la permanence, la vérifiabilité et la rentabilité à l'infrastructure », a déclaré Tjiputra.

Un potentiel vaste avec divers cas d’usage

Les applications pratiques pour cette méthode innovante ne manquent pas. En effet, elle permet aux œuvres d’art numériques ainsi qu’aux métadonnées NFT non seulement de rester sécurisées mais aussi facilement accessibles. Les protocoles autonomes peuvent ainsi garantir que leurs archives demeurent récupérables au fil du temps.

Les agents d'intelligence artificielle peuvent également utiliser ce stockage pour conserver leurs configurations et journaux d'exécution afin de maintenir mémoire et continuité sans dépendre d'une infrastructure centralisée.

Tjiputra mentionne aussi que « la base DePIN garantit qu'aucun opérateur ne peut tranquillement déshéberger ou modifier les données » ce qui assure résistance face à toute tentative potentielle de censure ou modification malveillante.

Faciliter l'intégration pour développeurs avec API dédiées

Pour faciliter son adoption par les développeurs souhaitant créer leurs propres produits basés sur cette technologie novatrice, AIOZ a mis en place plusieurs kits logiciels et API adaptés. Cela signifie qu'ils peuvent se concentrer davantage sur le développement plutôt que sur l’intégration technique complexe.

Cette couche fait partie intégrante d’un écosystème plus large autour du réseau AIOZ qui inclut un service streaming et un réseau de stockage décentralisé visant à offrir divers outils intelligents aux utilisateurs du Web3.

« Si le Web3 veut tenir ses promesses, les données qui le sous-tendent doivent rester en ligne », conclut Tjiputra tout en affirmant qu’AIOZ Pin offre aux développeurs « un moyen d’intégrer cela dans leur architecture ».