En 2025, les paiements associés à la traite des êtres humains via la cryptographie ont crû de 85 %

L'utilisation des crypto-monnaies pour la traite des êtres humains a connu une augmentation de 85 % en 2025. Les transactions liées à ce phénomène impliquent principalement des plateformes comme Bitcoin, Monero et divers stablecoins. Les réseaux d'escorte et les fournisseurs de matériel d'abus sexuel sur enfants jouent un rôle central dans ces flux financiers.

Les transactions en crypto-monnaies facilitent la traite des êtres humains

Selon un rapport publié par Chainalysis le 13 février, l'utilisation de crypto-monnaies dans les transactions liées à la traite des êtres humains a fortement augmenté grâce à des monnaies numériques telles que Bitcoin, Monero (XMR) et diverses pièces stables. Ces transactions sont évaluées à « des centaines de millions de dollars » et incluent notamment les services d'escorte ainsi que les complexes frauduleux basés en Asie du Sud-Est. Le rapport met en lumière que ces paiements transitent essentiellement par des réseaux spécialisés dans le blanchiment d'argent, souvent gérés en langue chinoise, ainsi que par divers canaux sur Telegram qui permettent de coordonner efficacement ces opérations.

Des réseaux d'escorte internationaux exploitent les crypto-monnaies

Près de 48,8 % des transactions observées dépassaient le montant significatif de 10 000 $, avec une prédominance notable pour les paiements via stablecoins. Ces plateformes d'escorte internationales se révèlent être particulièrement actives dans l'exploitation de la technologie blockchain pour réaliser leurs activités illicites. Chainalysis souligne également qu'une plateforme dédiée aux matériels liés aux abus sexuels sur enfants a utilisé plus de 5 800 adresses cryptographiques, accumulant au total plus de 530 000 $ depuis juillet 2022. Initialement centrée sur Bitcoin (BTC), cette plateforme a progressivement intégré Monero (XMR) pour renforcer ses capacités de blanchiment.

Les méthodes utilisées par les criminels évoluent avec la technologie

Un aspect clé du rapport est que « Les échangeurs instantanés », qui permettent un échange rapide et anonyme sans exigences KYC (Know Your Customer), jouent un rôle crucial dans ce système financier souterrain. Les organisations criminelles emploient également différents canaux tels que Telegram pour attirer leurs victimes avec de fausses offres d'emploi, avant de les contraindre à participer à diverses escroqueries liées aux crypto-monnaies. Chainalysis révèle avoir retracé le flux financier provenant de plusieurs pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, le Brésil, l'Espagne et l'Australie vers ces services asiatiques impliqués dans la facilitation massive des paiements en pièces stables.

La blockchain comme outil potentiel contre le trafic humain

Bien que souvent critiquée pour son utilisation dans des activités illégales telles que demandes de rançon ou associations douteuses comme celles liées à Jeffrey Epstein, Chainalysis rappelle aussi que la technologie blockchain peut servir d'outil efficace pour détecter et perturber ces opérations criminelles. La transparence offerte par cette technologie permettrait une visibilité inédite comparée aux systèmes traditionnels basés sur espèces. Face à cette situation alarmante, Chainalysis appelle donc les équipes chargées de la conformité ainsi que les forces sécuritaires à adopter une approche proactive afin d’identifier rapidement les indicateurs clés liés au risque associé aux crypto-monnaies.

En conclusion, bien qu'il existe encore beaucoup à faire pour contrer cette évolution inquiétante liée aux crypto-monnaies et au trafic humain, il est essentiel d'explorer comment leur transparence pourrait effectivement aider dans la lutte contre ces crimes.