Pourquoi les actions d'Amazon et de Microsoft ont-elles récemment chuté dans la zone du marché baissier ?

Les géants technologiques en baisse face aux inquiétudes sur l'IA

Les valeurs des grands acteurs de la technologie, notamment Amazon et Microsoft, sont en chute libre, tous deux enregistrant une baisse de plus de 20 % par rapport à leurs sommets récents. Cette situation est due aux craintes des investisseurs concernant les dépenses massives en intelligence artificielle (IA) qui ne correspondent pas à une croissance suffisante des revenus du cloud. Par ailleurs, l’ETF Magnificent Seven a également subi un déclin significatif.

Amazon et Microsoft entrent en territoire baissier

Les entreprises Amazon et Microsoft ont été particulièrement touchées par cette tendance négative. En effet, elles ont toutes deux dépassé le seuil des 20 % de perte depuis leurs récents sommets, ce qui signifie qu'elles se trouvent désormais dans une phase de marché baissier. Les analystes attribuent cette chute à l'augmentation considérable des investissements dans les infrastructures d’IA sans que cela entraîne une croissance proportionnelle des revenus générés par le cloud computing.

Apple confrontée à un retard potentiel sur Siri

Jeudi dernier, Apple a enregistré sa pire performance quotidienne depuis avril 2025 avec une chute de 5 %. Cette baisse fait suite à des rapports indiquant que la mise à niveau prévue de son assistant numérique Siri pourrait être retardée. Ce report soulève des interrogations quant aux nouvelles fonctionnalités d’IA qui pourraient alimenter le prochain cycle de mise à jour pour l’iPhone. De plus, l’entreprise est affectée par la hausse continue des prix des puces mémoire, ce qui pèse sur ses coûts alors que les investisseurs attendent davantage d’informations sur l’adoption de l’IA dans ses produits.

UBS abaisse la note du secteur technologique américain

La banque UBS a récemment modifié sa perspective sur le secteur technologique américain en abaissant sa note à « neutre ». Mark Haefele, directeur des investissements chez UBS, conseille aux investisseurs d'envisager une diversification sectorielle et géographique. Il précise que « la création de valeur grâce à l'IA s’étend au-delà du seul secteur informatique ». De son côté, Mark Hawtin de Liontrust Asset Management souligne que les dépenses en capital augmentent au sein du groupe Magnificent Seven. Il cite Amazon comme exemple pertinent où une part importante des flux financiers prévus pourrait être absorbée par ces nouvelles dépenses liées à l'infrastructure IA.

D'autres membres souffrent également dans le climat actuel

D’autres entreprises comme Nvidia et Tesla ressentent également les effets de cette phase difficile. Nvidia stagne depuis plusieurs mois sans donner signe d’une accélération claire dans sa croissance axée sur l’IA. Tesla est encore plus impacté puisqu'il a perdu 7,3 % depuis le début d’année; il semble dépendre davantage du sentiment autour des projets futurs tels que ceux liés aux robotaxis plutôt qu'aux tendances liées spécifiquement à l'IA. Meta Platforms peine également ; après avoir montré une certaine robustesse lors de son dernier rapport financier grâce à la croissance liée à l'IA, elle efface maintenant tous ses gains précédents. Le recul général observé parmi ces grandes entreprises reflète un changement notable dans le sentiment global du marché envers ces acteurs concentrés qui ont généré une majorité des bénéfices boursiers durant les deux dernières années. La faiblesse actuelle influence non seulement leur position mais aussi celle d’indice boursiers plus larges. Les inquiétudes ne portent pas tant sur les résultats financiers actuels mais plutôt sur la rapidité avec laquelle ces lourdes dépenses en IA pourront se traduire par un retour sur investissement positif pour ces entreprises futuresment ciblées. Selon certains analystes Wall Street, Microsoft demeure celui avec le potentiel haussier le plus prometteur parmi cette liste prestigieuse ; ils évaluent son objectif moyen autour de 593,38 $ par action ce qui indiquerait un potentiel croissant atteignant près de 47 % comparativement aux niveaux actuels.