Arthur Hayes, Benjamin Delo et Samuel Reed, fondateurs de Bitmex, ont reçu un pardon de Trump

Le président des États-Unis, Donald Trump, a accordé un pardon à trois co-fondateurs de Bitmex, une plateforme d'échange de cryptomonnaies. Arthur Hayes, Benjamin Delo et Samuel Reed avaient plaidé coupable à des accusations liées au blanchiment d'argent. Ce pardon soulève des interrogations sur les motivations du président et sur l'impact de ces décisions dans le secteur des cryptomonnaies.

Trump accorde un pardon aux co-fondateurs de Bitmex

Le 27 mars, Donald Trump a signé des pardons pour Arthur Hayes, Benjamin Delo et Samuel Reed, les co-fondateurs de Bitmex. Ces derniers avaient précédemment plaidé coupable à diverses accusations criminelles fédérales concernant le blanchiment d'argent et la négligence envers les régulations financières. Selon un rapport de CNBC, les procureurs ont décrit Bitmex comme une "plateforme de lavage d'argent".

Hayes avait été contraint de démissionner en tant que PDG en raison des complications juridiques entourant l'entreprise.

Les conséquences judiciaires pour les fondateurs de Bitmex

Les trois co-fondateurs avaient déjà reçu des peines qui comprenaient une combinaison de probation et de détention à domicile. De plus, chacun devait s'acquitter d'une amende civile atteignant 10 millions de dollars dans le cadre d'une affaire civile menée par la Commodity Futures Trading Commission américaine. En parallèle, cette année-là, Bitmex a également dû verser une amende record de 100 millions de dollars pour mettre fin à ses différends juridiques liés aux violations anti-blanchiment.

Des pardons controversés dans le mandat Trump

Depuis son entrée en fonction le 20 janvier, Donald Trump est critiqué pour avoir délivré plusieurs pardons controversés. Parmi eux figure celui accordé à Ross Ulbricht, créateur du site Silk Road et figure marquante du début du Bitcoin. Ulbricht purgait une peine sévère avec double vie en prison plus 40 ans sans possibilité de libération conditionnelle.

Des informations suggèrent que l'ancien PDG Sam Bankman pourrait aussi demander un pardon au président après avoir été condamné à 25 ans pour mauvaise gestion des fonds utilisateurs.

D'autres demandes potentielles auprès du président

Il a également été rapporté que Changpeng Zhao (alias CZ), ex-PDG et co-fondateur de Binance ayant purgé quatre mois en prison l'année dernière, aurait cherché un pardon auprès du président Trump. Cependant, CZ a rapidement démenti ces allégations concernant sa propre demande.

Ces événements illustrent comment le paysage juridique autour des cryptomonnaies continue d'évoluer sous l'influence politique actuelle et soulignent l'importance croissante du secteur face aux régulations gouvernementales strictes.