Les autorités du Nigeria prennent des mesures contre la plateforme cryptographique frauduleuse Polyfarm

Chapo : Le Corps nigérian de sécurité et de défense civile (NSCDC) a arrêté Bamu Gift Wandji, un opérateur présumé d'une plateforme de cryptographie frauduleuse nommée Polyfarm. Remis à la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), Wandji est accusé d'avoir trompé des investisseurs en promettant des rendements élevés sur une crypto-monnaie fictive. L'EFCC révèle que la plateforme n'était ni enregistrée ni autorisée au Nigeria et soupçonne un système de Ponzi.

Bamu Gift Wandji, l'opérateur présumé de polyfarm arrêté pour fraude

Le Corps nigérian de sécurité et de défense civile (NSCDC) a remis Bamu Gift Wandji à la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) le vendredi 30 janvier, après son arrestation le 12 janvier 2026 à Gwagwalada. Wandji est suspecté d'être impliqué dans une fausse plateforme d'investissement en crypto-monnaie appelée Polyfarm.

L’enquête menée par l’EFCC indique que Wandji aurait créé cette plateforme pour inciter les Nigérians à investir dans Polygon, prétendant offrir des rendements excessifs. Il affirmait également que Polyfarm avait son propre actif numérique, le « Polyfarm Coin », qu'il aurait vendu à des investisseurs non avertis.

Promotion du programme sur les réseaux sociaux et séminaires physiques

Wandji aurait fait la promotion du programme frauduleux sur divers réseaux sociaux tels que WhatsApp, X (anciennement Twitter) et Telegram. En plus de cela, il a organisé des séminaires dans plusieurs grandes villes du Nigeria comme Lagos, Abuja, Kaduna et Port Harcourt, présentant son programme comme une « opportunité qui change la vie ».

Cependant, tout a basculé en octobre 2025 lorsque les abonnés ont commencé à rencontrer des difficultés pour retirer leurs fonds investis dans Polyfarm.

Des allégations sans fondement concernant une attaque cybernétique

Pour justifier ces problèmes de retrait, Wandji a allégué que Polyfarm avait été attaqué par le groupe Lazarus, réputé lié à la Corée du Nord. Cependant, l'EFCC n'a trouvé aucune preuve attestant d'une telle attaque ou piratage. De plus, ils ont révélé que Polyfarm n’était pas enregistré auprès de la Securities and Exchange Commission nigériane pour fournir des services d’investissement liés aux cryptomonnaies.

Les enquêtes indiquent qu'aucun investissement réel n’a été réalisé par Polygon ; il semble plutôt que l’argent provenant des nouveaux abonnés ait servi à rémunérer les anciens participants – un schéma typique d'un système Ponzi.

Absence totale de légitimité pour le Polyfarm Coin

L'EFCC a confirmé que le soi-disant « Polyfarm Coin » n’avait jamais été répertorié sur CoinMarketCap ou toute autre plateforme reconnue dans le secteur. Les enquêteurs ont aussi mis en lumière que les fonds auraient été retirés par Wandji pour ses propres besoins personnels.

À ce jour, il est prévu qu’il soit inculpé devant un tribunal après l’achèvement des enquêtes en cours menées par l’EFCC.

Cette affaire met en évidence les dangers associés aux investissements dans les plateformes non régulées et rappelle aux Nigérians la nécessité d'exercer une vigilance accrue face aux promesses financières trop belles pour être vraies.