La Banque centrale européenne sollicite des commentaires sur les règles de l'euro numérique

La Banque centrale européenne (BCE) a sollicité des commentaires sur le dernier projet de règles de l'euro numérique.

Le Rulebook Development Group (RDG) a publié la dernière mise à jour en juin. Depuis lors, elle a rédigé les premiers chapitres du règlement sur l’euro numérique conformément à la proposition législative et aux décisions sur la conception de l’euro numérique approuvées par le Conseil des gouverneurs de la BCE.

La première version, qui est la version intermédiaire, couvre (i) les modèles fonctionnels et opérationnels, y compris les flux de bout en bout décrivant le fonctionnement de tous les cas d'utilisation et services liés à un euro numérique ; (ii) les exigences techniques du schéma décrivant une architecture et des normes de haut niveau qui devraient potentiellement être prises en compte dans le paysage de l'euro numérique ; et (iii) le modèle d'adhésion définissant les droits et obligations des adhérents au régime conformément au projet de loi.

"Au cours des derniers mois, les membres du RDG – représentant les consommateurs, les détaillants et les intermédiaires – ont été impliqués dans la préparation des différents chapitres de la première version du règlement, qui ont déjà été partagés avec les membres du RDG pour un examen intermédiaire", a écrit la BCE.

« Ce processus est l'occasion pour toutes les parties prenantes impliquées de revoir le règlement tel qu'il existe actuellement. Sur la base des commentaires reçus dans le cadre de ce processus, le DGR envisagera d’apporter les ajustements nécessaires à cette première ébauche.

L’euro numérique

L'euro numérique est une version numérique de l'euro, dont la création est proposée en tant que monnaie numérique de banque centrale. Le projet, bien que lent à être mis en œuvre, a décollé avec la création du règlement.

La BCE a assuré que contrairement à d'autres CBDC qui, selon les critiques, sont destinées à la surveillance et au contrôle financier, l'euro numérique sera créé en gardant à l'esprit l'intérêt de l'utilisateur final, d'où la demande de commentaires sur les règles.

« Le projet de règlement sera suffisamment flexible pour s'adapter à tout ajustement futur et sera mis à jour conformément aux résultats du processus législatif sur l'euro numérique. Tout au long de la phase de préparation de l'euro numérique, le RDG poursuivra ses travaux visant à finaliser le règlement", a ajouté la banque.

Le règlement final comprendra des sections supplémentaires sur : (i) les exigences minimales en matière d'expérience utilisateur, (ii) les normes de marque et de communication, (iii) la certification, (iv) les procédures de test et d'approbation, (v) les règles internes, (vi) la gestion des risques., et (vii) les spécifications d'interopérabilité et de mise en œuvre.

Le boom des CBDC

Au fil des années, les CBDC sont devenues de plus en plus populaires, et de nombreuses banques centrales y ont opté. Différents pays se trouvent à différents stades de développement de leurs CBDC, le yuan chinois étant le plus important, même si d'autres pays comme le Nigéria ont déjà lancé les leurs.

La Chine est déjà bien avancée et teste le yuan numérique pour les paiements internationaux, après quoi elle pourrait procéder à son lancement pour un usage public. Cependant, des pays comme les États-Unis n’ont pas encore décidé de lancer ou non une CBDC.

Une recherche sur le niveau d’acceptation d’une CBDC aux États-Unis révèle qu’il existe une résistance importante, principalement parce que certains citoyens pensent qu’il s’agit d’un instrument de contrôle. En dehors de cela, c’est une idée bienvenue pour l’inclusion financière et la lutte contre la criminalité.

Le succès des CBDC dans des pays comme le Nigeria est cependant négligeable, avec moins de 0,5% d’acceptation, ce qui incite la banque centrale à opter plutôt pour la création d’un stablecoin.