Bitcoin et Crypto en 2025 : guichets automatiques, dispositifs électroniques, fraudes et incitations à agir

Les guichets automatiques cryptographiques font face à une surveillance accrue aux États-Unis en 2025, alors que les autorités tentent de lutter contre une augmentation des escroqueries. Des actions en justice ont été intentées par des procureurs généraux contre plusieurs entreprises opérant ces machines. Les pertes signalées par les Américains s’élèvent à 246 millions de dollars, représentant une hausse alarmante de 99 % par rapport à l’année précédente.

La montée des escroqueries liées aux guichets automatiques de crypto-monnaies

En 2025, les guichets automatiques cryptographiques sont devenus la cible d'une surveillance renforcée aux États-Unis. Les forces de l’ordre et les législateurs cherchent à s'attaquer au nombre croissant d'escroqueries facilitées par ces machines.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l'année dernière, plus de 246 millions de dollars ont été perdus par les Américains via ces dispositifs, ce qui représente une augmentation stupéfiante de 99 % par rapport à l'année précédente. Environ 43 % des victimes étaient âgées de plus de 60 ans, ce qui souligne la vulnérabilité particulière des personnes âgées face à ces arnaques.

Des actions judiciaires contre les opérateurs concernés

Cette situation a poussé certains responsables à agir : deux procureurs généraux ont lancé des poursuites contre plusieurs grandes entreprises du secteur telles que Bitcoin Depot et CoinFlip. Ces derniers sont accusés d'avoir profité des victimes tout en appliquant « des frais transactionnels cachés et massifs », selon la procureure générale Brenna Bird.

Le procureur général du district fédéral Brian L. Schwalb a également engagé une action en justice contre Athena Bitcoin pour avoir exploité notamment le manque d’information concernant ses frais, avec certains clients payant jusqu'à 26 % sans être prévenus.

Les manières dont les escroqueries se manifestent

L’arnaque typique consiste pour les personnes âgées à retirer des fonds dans leurs comptes bancaires afin de convertir cet argent en crypto-monnaie via un guichet automatique, avant d'envoyer cette somme vers un portefeuille numérique lié à un fraudeur prétendant être un agent gouvernemental ou un employé technique.

Un exemple spécifique vient du Massachusetts où certaines victimes ont perdu leur argent après avoir été trompées sur leur responsabilité civique liée au service comme juré.

Les réponses réglementaires variées face au problème

Face à cette crise croissante, le sénateur Dick Durbin (D-IL) a proposé une législation visant à limiter strictement les transactions sur ces guichets automatiques et garantir le remboursement intégral aux victimes si elles signalent rapidement leurs pertes. Cette loi est présentée comme ayant « des garde-fous de bon sens » pour protéger spécifiquement les personnes âgées.

Malgré cela, peu d'avancées significatives ont eu lieu au niveau fédéral cette année-là ; cependant, plus d’une douzaine d’États américains ont rédigé ou adopté divers projets appelant notamment à imposer des limites sur les transactions et créer davantage d’avertissements destinés aux consommateurs concernant le risque accru d’escroqueries associées aux kiosques cryptographiques.

Une tendance mondiale avec diverses approches réglementaires

À l’échelle mondiale, environ 30 750 guichets automatiques cryptographiques étaient installés aux États-Unis fin novembre 2023, représentant près de 78 % du total mondial bien que celui-ci stagne autour des 40 000 machines depuis 2022.

Alors que certains gouvernements locaux commencent déjà à restreindre ces installations, telle Spokane qui a interdit tous ses kiosques, la Nouvelle-Zélande prend une mesure encore plus forte avec une interdiction totale sur son territoire afin d'éviter tout financement illicite lié au crime organisé.

Ces tendances révèlent non seulement le besoin urgent de régulations robustes mais aussi la nécessité cruciale pour toutes parties prenantes, y compris opérateurs et utilisateurs,de rester vigilants face aux menaces toujours renouvelées liées aux technologies émergentes comme celles-ci.