BitRiver, le principal mineur de Bitcoin en Russie, se dirige vers la faillite avec une procédure d'insolvabilité en cours
Chapô
BitRiver, le principal opérateur minier de Bitcoin en Russie, traverse une crise majeure après avoir été assigné à insolvabilité pour des dettes dépassant 9,2 millions de dollars. Le fondateur Igor Runets est sous surveillance judiciaire pour fraude fiscale et l'entreprise fait face à des fermetures d'installations dues à des factures d'électricité impayées. Des négociations pour un changement de propriétaire sont en cours alors que la situation s'aggrave.
Le tribunal ordonne une surveillance judiciaire sur BitRiver suite à sa dette importante
Le tribunal d'arbitrage de la région de Sverdlovsk a lancé une procédure de surveillance concernant Fox Group of Companies LLC, qui détient 98% de Bitriver Management Company. Cette décision fait suite au dépôt d'une demande de mise en faillite par En+ Infrastructure de Sibérie, en raison d'un contrat non exécuté portant sur la fourniture d'équipements. En effet, En+ a versé plus de 700 millions de roubles comme avance mais n'a jamais reçu le matériel convenu.
Après l'annulation du contrat, le tribunal a statué en faveur d'En+, ordonnant le remboursement intégral avec pénalités. Cependant, les actifs disponibles se sont révélés insuffisants pour couvrir les créances, entraînant ainsi une demande formelle de mise en faillite. Les litiges entre En+ et BitRiver ont provoqué le gel des comptes bancaires, ce qui a paralysé les opérations commerciales.
Malgré cela, BitRiver avait remporté plusieurs contrats auprès d'En+ en 2023 et 2024 pour un montant total avoisinant 2 milliards de roubles. Les difficultés financières ont commencé après qu'une TVA élevée ait été acquittée au premier trimestre 2024. Avec près de 70 entités juridiques sous son égide, telles que Crypto Leader, BitRiver-A, et le centre de données Vikhorevka, l'entreprise a dû fermer plusieurs sites dans la région d'Irkoutsk.
Des restrictions réglementaires sur l'exploitation minière dans certaines régions du sud ont également forcé la fermeture supplémentaire d'une installation fonctionnant illégalement depuis février 2025.
Les conflits liés aux paiements créent une crise énergétique chez BitRiver
Les retards dans le règlement des factures électriques ont engendré des tensions avec divers fournisseurs. Par exemple, En+ Sbyt réclame actuellement 133 millions de roubles pour pénalités liées aux retards dans les paiements contractuels concernant l'électricité fournie.
De même, la société électrique régionale basée à Irkoutsk a déposé des réclamations totalisant environ *640 millions*de roubles contre BitRiver. De plus, les tribunaux ont ordonné à l'entreprise un paiement urgent s'élevant à *168,7 millions*de roubles envers NTEK pour ses dettes électriques accumulées. La situation devient encore plus compliquée car la société fournisseur du groupe Faraday perd son statut sur le marché gros depuis début août 2025 ; cette mesure empêche toute participation aux échanges et transactions relatives à l'électricité ou aux capacités énergétiques nécessaires au fonctionnement commercial normal.
Des poursuites supplémentaires engagées par Rosseti aggravent encore davantage cette pression financière déjà insoutenable sur BitRiver.
L'exode massif des cadres souligne la gravité des problèmes internes chez BitRiver
Face à ces défis financiers croissants et aux retards dans le paiement des salaires qui se sont intensifiés dès début *2025*, un exode massif parmi les employés s'est opéré : environ *80%*des hauts dirigeants avaient quitté leurs fonctions avant fin *2025*. Plusieurs bureaux ont été contraints à fermer leurs portes alors que leur équipement était retiré par manque financier évident.
Cette fuite témoigne clairement du climat économique défavorable au sein même du secteur minier russe ainsi que des perspectives incertaines qui pèsent lourdement sur ce type d'activités économiques spécifiques. Concernant Igor Runets, il a été arrêté puis assigné à résidence depuis *le 31 janvier*pour fraude fiscale ; sa situation juridique vient alourdir encore davantage celle déjà préoccupante autour des efforts visant une éventuelle restructuration ou reconfiguration organisationnelle chez Bitriver. Des sources rapportent également que discussions actives se déroulent autour potentiels transferts ou redistributions éventuelles des actifs restants détenus par ce géant minier dont on rappelle qu'il contrôlait auparavant plus *de* *50%*du marché minier russe, attirant potentiellement certains investisseurs spécialisés intéressés par ces infrastructures précieuses malgré tous ces revers récents subis par l'entreprise.
