Le briefing de la Maison Blanche relance le débat sur les délits d’initiés, avec une touche d’ironie de Pelosi

Un incident impliquant Karoline Leavitt, la secrétaire de presse de la Maison Blanche, a suscité des inquiétudes sur les délits d'initiés dans les marchés de prédiction. Ce briefing a été interrompu juste avant un seuil clé, entraînant des gains rapides pour certains traders. En réaction à cet événement et à d'autres cas similaires, 30 démocrates ont proposé une législation visant à interdire aux élus de parier sur des événements politiques.

La sortie en 30 secondes du briefing

Le 7 janvier, lors d'un briefing quotidien, Karoline Leavitt a abruptement terminé son intervention à environ 64 minutes et 30 secondes. Cela est intervenu juste avant le seuil de 65 minutes fixé par le marché des prédictions Kalshi. À ce moment-là, le marché indiquait une probabilité de 98% que le briefing dépasse cette durée. Les traders qui avaient parié contre ce résultat ont réalisé des gains pouvant atteindre 50 fois leur mise en l'espace de quelques secondes.

La conférence de presse d'aujourd'hui à la Maison Blanche avait 98% de chances de durer plus de 65 minutes – jusqu'à ce que Karoline Leavitt y mette brusquement fin avec quelques secondes à perdre.Les traders du côté NON ont gagné 50x en quelques secondes.

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Ce clip viral partagé par l'influenceur X a provoqué une vague d'accusations contre la Maison Blanche pour manipulation du marché. Mike Nellis, stratège démocrate, a déclaré : « Nous vivons dans la chronologie la plus stupide », tandis que d'autres ont appelé à interdire les marchés de prédiction.

Cependant, l'affiche originale a précisé que son tweet était humoristique : « Les gars, il ne s'agit évidemment pas d'un délit d'initié : il y a eu 3 000 $ négociés sur le marché ».

Kalschi a confirmé que le volume total n'était que 3 400 $, avec une position maximale atteignant 186 $, balayant ainsi les accusations portées contre Leavitt comme étant « sans fondement ».

Le vrai déclencheur : un pari sur Nicolás Maduro

L'incident du briefing n'est pas isolé mais s'inscrit dans un contexte plus large où un compte Polymarket avait parié que le président vénézuélien Nicolás Maduro serait destitué avant la fin du mois. Ce pari lui a rapporté 400 000 dollars suite à l'arrestation récente de Maduro par les forces américaines pour trafic de drogue.

Cette situation a engendré une réaction rapide au Congrès. Le représentant Ritchie Torres (Démocrate-NY) a introduit le **« Loi de 2026 sur l'intégrité publique dans les marchés de prévision financière »**, soutenue par *30* démocrates dont Nancy Pelosi.

« Imaginez un instant qu'un membre de l'administration Trump fasse un pari en prédisant un événement comme la destitution de Nicolás Maduro », souligne Torres. « En tant qu'initié du gouvernement et participant aux marchés de prédiction, cet individu serait confronté à une incitation perverse. »

Ce projet vise à interdire toute forme paris politique aux élus fédéraux ainsi qu'à ceux ayant accès à des informations confidentielles non publiques concernant des actions gouvernementales ou résultats politiques.

L'ironie autour des transactions boursières liées à Pelosi

L'implication notable *de Nancy Pelosi* soulève également des interrogations quant aux transactions boursières effectuées par son mari, Paul Pelosi. Depuis son entrée au Congrès en *1987*, ses investissements auraient généré près *de16 930%*, tandis que le Dow Jones Industrial Average n'aurait enregistré qu'une performance estimée *à seulement* *2 300%* durant cette période.

Cela a donné naissance au compte Twitter « Nancy Pelosi Stock Tracker », suivi par plus *d'1 million* d'abonnés et ayant permis *d'investir* environ *1 milliard $* via Autopilot qui reproduit automatiquement ses transactions déclarées.*Des ventes notables incluent celles réalisées sur Visa juste avant une action antitrust engagée contre elle.*

Les implications réglementaires pour l'industrie des marchés prédictifs

Avec la montée en puissance des marchés comme Polymarket et Kalshi depuis les élections *2024* exploitant souvent *la crypto-monnaie*, ces incidents révèlent aussi leurs vulnérabilités structurelles face aux manipulations potentielles.D'ores et déjà se pose la question si cette législation trouvera écho auprès des Républicains ; Torres encourage tous ses collègues parlementaires à soutenir cette initiative alors même que Donald Trump Jr. fils du président Trump pourrait posséder plusieurs millions investis dans Polymarket.

L'industrie est donc confrontée ici au premier défi réglementaire sérieux provoqué par ce tweet satirique devenu réalité - révélant ainsi combien il était plausible malgré sa nature initiale humoristique.