La Californie impose une amende de 500 000 $ à Nexo pour avoir proposé des prêts non autorisés en cryptomonnaie
Nexo sanctionné pour des prêts illégaux à des Californiens : un million de dollars d'amende et des questions sur la conformité
Le Département californien de la protection financière et de l’innovation a infligé une amende de 500 000 dollars à Nexo pour avoir accordé des prêts adossés à des cryptomonnaies sans licence à au moins 5 456 résidents. Les régulateurs pointent un manque d'évaluation de la capacité de remboursement, alors que Nexo tente un retour sur le marché américain après s'être retiré en 2022, avec déjà 45 millions de dollars en règlements cette année.
Nexo a accordé des prêts sans licence aux Californiens
Le Département californien de la protection financière et de l’innovation (DFPI) a révélé que Nexo Capital Inc., basée aux îles Caïmans, avait proposé des prêts adossés à des cryptomonnaies sans détenir une licence valide. Cette situation concerne directement au moins 5 456 emprunteurs, qui n'ont pas vu leur capacité de remboursement, leur dette existante ou leurs antécédents de crédit évalués avant l'octroi du crédit.
« Les prêteurs doivent respecter la loi et éviter d'accorder des prêts risqués qui mettent les consommateurs en danger – et les prêts adossés à des crypto-monnaies ne font pas exception », a déclaré le commissaire du DFPI, KC Mohseni.
Nexo doit transférer ses fonds vers une filiale américaine
En plus d'une amende significative, Nexo est contraint par le DFPI de transférer tous les fonds détenus pour les résidents californiens vers une filiale agréée américaine dans un délai imparti de 150 jours. Ce processus vise à protéger les consommateurs tout en garantissant que l'entreprise se conforme aux exigences réglementaires américaines.
L'examen mené par le DFPI a mis en lumière que ces activités se sont déroulées entre le 26 juillet 2018 et le 22 novembre 2022, période pendant laquelle Nexo a élargi son offre sur le marché américain tout en opérant sans autorisation adéquate.
Une série d'amendes s'accumule pour Nexo
Cette sanction vient s'ajouter aux problèmes réglementaires persistants rencontrés par Nexo. En effet, il y a deux ans, le DFPI avait déjà obtenu un règlement concernant un produit à intérêt non enregistré dont le montant était fixé à 22,5 millions de dollars. La Securities and Exchange Commission (SEC) avait également accusé Nexo pour ne pas avoir enregistré son produit de prêt cryptographique, entraînant une pénalité supplémentaire identique.
Ainsi, depuis janvier 2023, l'entreprise fait face à un total cumulé d'amendes américaines atteignant désormais 45 millions de dollars.
Des experts alertent sur les lacunes systémiques
Kadan Stadelmann, directeur technologique chez Komodo Platform, souligne que « le fait que Nexo ait échoué aux contrôles basiques concernant la capacité d'emprunt soulève sans doute plus qu'un simple signal d'alarme ». Il met également en exergue l’importance du cadre réglementaire californien comme essentiel pour protéger les consommateurs contre d’éventuels défauts futurs similaires à ceux observés lors crise financière mondiale précédente.
Stadelmann indique aussi que « la réglementation penche vers une protection renforcée afin d’éviter une version cryptographique » cette sorte crise passée.
Nexo face à un avenir incertain après sa tentative de réintégration
Après s'être retirée du marché américain fin 2022 suite aux pressions réglementaires croissantes ,Nexo envisageait récemment un retour dans ce même marché mais fait face maintenant au scrutin sévère du DFPI ainsi qu’aux inquiétudes autour sa dépendance vis-à-vis des règlements passés sans admission formelle ni négation quant aux accusations portées contre elle.
Il est important aussi noter qu'il existe un climat similaire dans lequel plusieurs autres entreprises du secteur tels que FTX ou Binance ont également été confrontées avec succès ou non devant ces régulations strictes tout restant actives malgré cela . Au regard des sanctions imposées jusqu’ici ,on peut s’interroger sur ce qui pourrait suivre .
Les représentants officiels ont cependant refusé toute demande officielle commentant cette situation délicate où ils doivent naviguer entre législation stricte et opportunités commerciales futures.
