Cipher Mining prévoit de lever 2 milliards de dollars pour avancer dans le secteur de l'intelligence artificielle

Chapô : Black Pearl, filiale de Cipher Mining, annonce un placement privé de 2 milliards de dollars en obligations pour développer un centre de données au Texas. Ce projet vise à renforcer les capacités en calcul haute performance (HPC) tout en remboursant une partie des dettes de l’entreprise. Parallèlement, TeraWulf prévoit d’ajouter 1,5 GW à sa capacité électrique grâce à l’acquisition de nouveaux sites dans le Kentucky et le Maryland.

Black Pearl lance un placement privé pour financer son développement

La société Black Pearl, une filiale du mineur de Bitcoin Cipher Mining, a décidé d'effectuer un placement privé d’un montant impressionnant de 2 milliards de dollars en obligations. Ces obligations ont une échéance prévue pour 2031. Les fonds récoltés seront principalement utilisés pour finaliser la construction d’un centre de données dédié aux services de calcul haute performance (HPC) situé à Wink, au Texas.

Le produit du placement servira également à rembourser environ 232,5 millions de dollars déjà avancés par Cipher Mining dans le cadre d’une facilité de crédit destinée à Black Pearl. Il est important de noter que Cipher garantit les dettes contractées par sa filiale.

En décembre 2023, Cipher a acquis le site destiné à Black Pearl, qui possède une capacité initiale pouvant atteindre 300 MW d’interconnexion. En juin 2025, la première installation dédiée au minage des bitcoins a été mise en service avec une puissance livrée estimée à environ 2,5 EH/s sur 150 MW. Le plan stratégique inclut aussi le remplacement des anciennes plateformes par des équipements plus récents tels que l’Avalon A15Pro proposé par Canaan.

Actuellement, Cipher exploite cinq centres avec une capacité totale atteignant les 2,6 GW.

TeraWulf se diversifie et renforce son infrastructure énergétique

Dans un contexte où le marché évolue rapidement vers l’intelligence artificielle (IA), la société TeraWulf procède également à des acquisitions stratégiques visant à augmenter sa capacité électrique. Elle a récemment annoncé l’achat de deux sites situés respectivement dans Hausville (Kentucky) et dans le comté Charles (Maryland). Ces ajouts pourraient apporter jusqu’à 1,5 GW, portant ainsi la capacité totale du portefeuille électrique actuel à 2,8 GW.

Le site kentuckien dispose déjà :

  • D’infrastructures électriques développées.
  • D'une capacité connectée actuelle atteignant 480 MW.
  • De possibilités d’expansion future.

Ce choix géographique est justifié par la distance du site aux métropoles du Midwest, ce qui convient parfaitement aux applications sensibles telles que le HPC.

Quant au site du Maryland acheté par TeraWulf, il s’agit d’une centrale en activité capable actuellement de produire 210 MW. Une première phase rénovatrice devrait porter cette production à 500 MW avec un objectif ambitieux atteignant 1 GW sur le long terme.

Selon les déclarations officielles : « La proximité du site avec la région métropolitaine de Washington et d'autres marchés du Mid-Atlantic augmente son attrait pour les tâches informatiques gourmandes en ressources ».

En août 2025, Google a renforcé sa participation dans TeraWulf passant ainsi à 14 %, élargissant ses garanties financières liées aux accords entre ce mineur et Fluidstack. En septembre dernier, l'entreprise a levé près de 3 milliards USD via une structure soutenue par Google afin d'accélérer ses projets autour des centres dédiés aux données.

Taux élevé et diversification vers l'IA chez TeraWulf

À présent, TeraWulf affiche un taux hachage installé évalué à 8,5 EH/s, représentant une augmentation significative proche de 16 % sur l'année passée. Cette évolution témoigne non seulement des efforts déployés mais aussi d'un engagement fort envers les technologies émergentes comme l’IA.

D’ailleurs ces dernières semaines ont vu plusieurs entreprises comme Bit Digital annoncer leur retrait complet du secteur minier classique pour se consacrer exclusivement aux stratégies axées sur Ethereum ou encore vers des infrastructures dédiées uniquement aux solutions IA.

L'industrie continue donc son adaptation rapide face aux nouvelles réalités technologiques tout en cherchant activement des moyens novateurs afin maximiser leurs performances respectives dans cet écosystème compétitif.