Citron Research reproche au PDG de Coinbase, Brian Armstrong, une violation de la loi CLARITY

Chapô : Coinbase a récemment retiré son soutien à la loi CLARITY, suscitant des accusations de Citron Research envers son PDG, Brian Armstrong. Ce retrait pourrait avoir des conséquences significatives sur l'industrie de la cryptographie alors que les législateurs tentent de relancer le débat sur cette réglementation cruciale. Les voix divergentes au sein du secteur amplifient les tensions autour des projets de loi en cours.

Coinbase retire son soutien à la loi CLARITY

Le 14 janvier, Coinbase a officiellement annoncé qu'elle ne soutenait plus la loi CLARITY, une initiative législative destinée à encadrer le marché de la cryptographie. Dans une déclaration publique, le PDG Brian Armstrong a mis en avant plusieurs objections, notamment ce qu'il qualifie d'« interdiction de facto » des actions tokenisées, ainsi qu'un accès accru du gouvernement aux données des utilisateurs dans le cadre de la finance décentralisée (DeFi). Il s'est également opposé à un transfert potentiel d'autorité entre la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) et la Securities and Exchange Commission (SEC), tout en soulignant que certains aspects pourraient menacer les récompenses stables offertes par les plateformes.

Armstrong a affirmé que « Coinbase préférait ne pas avoir de facture plutôt qu’une mauvaise facture », mais il est resté optimiste quant aux éventuels changements futurs.

Les accusations de Citron Research contre Brian Armstrong

Citron Research a accusé jeudi 15 janvier Brian Armstrong de vouloir protéger Coinbase d'une concurrence accrue, notamment celle provenant de sociétés comme Securitize, qui disposent déjà des licences nécessaires pour opérer sur le marché destiné aux titres tokenisés. Selon Citron, l'entreprise cherche à bénéficier d’une clarté réglementaire sans laisser place à ses concurrents. Ils ont suggéré que cette résistance pourrait être motivée par une crainte d'une version améliorée du projet qui favoriserait davantage Securitize.

L'allégation met en lumière une division croissante au sein du secteur crypto, avec certaines entreprises continuant à soutenir la loi tandis que Coinbase se positionne contre elle.

Les réactions variées au sein de l’industrie

La réaction à cette situation n'est pas unanime parmi les acteurs du secteur. Le YouTuber Crypto George Tung a défendu Armstrong en affirmant que « les banques résistent aux pièces stables en raison de la concurrence ». Tung a noté l'écart frappant entre les rendements moyens des comptes d'épargne américains et ceux offerts par les pièces stables adossées aux bons du Trésor à court terme. Il plaide pour un cadre réglementaire clair permettant ainsi aux banques et sociétés crypto de rivaliser équitablement.

D'autres leaders d'opinion partagent leurs préoccupations quant aux implications potentielles pour l'ensemble du marché crypto.

Le comité sénatorial repousse encore le projet

Le débat autour du projet semble piétiner alors que le comité sénatorial chargé des banques avait prévu une révision initiale pour le 15 janvier mais a décidé d'ajourner ces discussions. Le président Tim Scott indique que bien que les négociations soient toujours actives entre partis et acteurs industriels, aucune nouvelle date n'a été fixée pour reprendre cet examen crucial.

Brad Garlinghouse, PDG de Ripple, s'est montré moins critique lors d'un panel au CfC St. Moritz où il reconnaît « des inquiétudes légitimes » soulevées par Coinbase tout en exprimant sa surprise face à l'intensité avec laquelle Armstrong s’est opposé au projet.

Vers un compromis possible ?

Malgré ces tensions internes dans l'industrie crypto et auprès des législateurs, certaines sources indiquent qu'un compromis pourrait émerger si un accord est trouvé concernant les récompenses liées aux pièces stables entre banques et organisations telles que Coinbase dans un avenir proche.

Selon Eleanor Terrett, journaliste spécialisée dans ce domaine, même si certains membres étaient frustrés par l'évolution actuelle, causée par un effondrement inattendu dans le comité bancaire, il existe encore un espoir pour récupérer certaines dispositions controversées comme celle relative aux titres symboliques sous l'article 505. Certains acteurs affirment désormais que cette disposition aurait pu être mal interprétée initialement et espèrent voir soit sa modification soit sa suppression totale afin d'assurer une progression favorable pour la loi CLARITY.