« Coinbase : le PDG retire son soutien à la loi CLARITY en raison de trop de problèmes »

Coinbase a retiré son soutien au projet de loi CLARITY sur la structure du marché des cryptomonnaies, ce qui a conduit le comité sénatorial des banques à reporter la majoration prévue. Le PDG de Coinbase, Brian Armstrong, a dénoncé les problèmes majeurs du projet en cours, stipulant qu'il serait « mauvais » pour l'industrie. En réponse à cette situation, le président du comité a décidé de retarder la session afin d'encourager des négociations bipartites.

La décision de Coinbase entraîne un report dans le calendrier législatif

Le retrait du soutien par Coinbase a eu un impact immédiat sur la majoration planifiée pour le 15 janvier. Tim Scott (R-SC), président du comité sénatorial des banques, a donc choisi de reporter cette session afin d'ouvrir un espace pour des négociations entre les parties. Scott a déclaré :

« J'ai parlé avec des dirigeants de l'industrie de la cryptographie, du secteur financier et avec mes collègues démocrates et républicains, et tout le monde reste à la table et travaille de bonne foi. »

Cependant, contrairement à leurs homologues de la commission sénatoriale de l'agriculture qui ont également retardé leur calendrier jusqu'à fin janvier, aucune nouvelle date n'a été fixée pour la commission bancaire lors de cette publication.

Avis mitigés sur le projet CLARITY Act parmi les acteurs du marché

L'incertitude entourant le CLARITY Act est palpable : selon Alex Thorn, responsable recherche chez Galaxy, il existe une division nette parmi les partisans concernant l'issue éventuelle du projet de loi. Au moment où cet article était rédigé, Polymarket affichait seulement 52 % de chances que ce texte devienne effectivement une loi. Ce chiffre marque une chute significative par rapport aux 80 % exprimés deux jours auparavant et témoigne d'une inquiétude croissante face aux tensions politiques actuelles qui pourraient influencer ces discussions.

Les amendements renforcent la surveillance sur le secteur crypto

La sénatrice Elizabeth Warren a déposé pas moins de 35 amendements au projet initial. Ces propositions incluent une surveillance accrue dans le domaine DeFi ainsi qu'une tentative d'interdiction des actions tokenisées. Ces changements ont été perçus comme favorables aux institutions bancaires qui cherchent à limiter certaines pratiques dans l'univers crypto.

Brian Armstrong critique fermement le projet actuel

Briain Armstrong n’a pas mâché ses mots concernant les failles potentielles du projet CLARITY. Selon lui :

« Cette version (projet) serait bien pire que le statu quo actuel. Nous préférons n'avoir aucun projet de loi plutôt qu'un mauvais projet de loi. Espérons que nous pourrons tous parvenir à un meilleur projet.»

Il met en avant plusieurs éléments problématiques tels que l’interdiction relative aux actions tokenisées ainsi que celle visant les récompenses stables qui posent question quant à leur impact potentiel sur la confidentialité dans ce secteur.

  • Le Comité sénatorial des banques s'est joint au comité agricole pour repousser la discussion autour du balisage proposé concernant les régulations en matière cryptographique.
  • Brian Armstrong affirme que l’industrie « préférerait ne pas avoir de facture plutôt qu’une mauvaise facture ».