La Corée du Sud limite à 5 % les investissements des entreprises dans les actifs numériques
La Corée du Sud lève l'interdiction sur les investissements des entreprises dans les actifs numériques avec un plafond de 5 %
La Commission des services financiers (FSC) de Corée du Sud s'apprête à lever l'interdiction qui pesait sur les investissements des entreprises dans les actifs numériques. Désormais, ces sociétés pourront investir jusqu'à 5 % de leurs capitaux propres dans des cryptomonnaies telles que Bitcoin et Ethereum. Ce changement marque une évolution significative dans la politique sud-coréenne en matière d'actifs numériques, passant d'une attitude sceptique à une ouverture progressive.
Le FSC introduit un plafond de 5 % pour les investissements en actifs numériques
Selon le journal local Seoul Economic Daily, le FSC a préparé de nouvelles « lignes directrices sur le commerce des devises virtuelles pour les sociétés cotées ». Ces directives permettront aux entreprises cotées et aux investisseurs professionnels d'investir jusqu'à 5 % de leurs capitaux propres dans des actifs numériques. Un responsable financier a indiqué que ces lignes directrices finales seraient publiées entre janvier et février 2024, avec la possibilité que les négociations commencent plus tard cette année.
Outre ce plafond annuel, il est prévu que seuls les investissements dans les 20 principales actions par capitalisation boursière, comme divulguées par cinq grandes bourses nationales d'actifs numériques, soient autorisés. Les discussions se poursuivent quant à l'inclusion potentielle des pièces stables en dollars américains, telles que l'USDT.
Un changement notable dans la réglementation sud-coréenne
Ce revirement réglementaire symbolise un changement majeur pour la Corée du Sud. En mai 2023, le FSC avait annoncé que certaines organisations à but non lucratif et bourses locales pourraient encaisser leurs actifs numériques sous réserve de respecter toutes les exigences réglementaires. Depuis décembre 2017, la vente de monnaies numériques par les entreprises était interdite afin d'éviter une spéculation excessive.
En septembre dernier, un autre signe indiquant une volonté d'assouplissement est apparu : la levée imminente d'une restriction vieille de sept ans concernant le commerce et le courtage d'actifs virtuels pour certaines entreprises reconnues comme « sociétés à risque ».
Les autorités visent à sécuriser l'avenir du secteur numérique
Han Seong-sook, ministre des PME et des startups en Corée du Sud, a déclaré : « Cette amélioration de la réglementation est une mesure visant à sécuriser les futurs moteurs de croissance en ligne avec la tendance mondiale du secteur des actifs numériques ». Elle a également affirmé que l'objectif serait de promouvoir un écosystème transparent afin d'encourager l'afflux fluide de capital-risque tout en favorisant la croissance de nouvelles industries.
Ce changement peut être influencé par plusieurs facteurs tels que la politique pro-crypto adoptée récemment par certains pays incluant notamment celle mise en place sous Donald Trump aux États-Unis.
L'adoption croissante des actifs numériques en Corée du Sud
L'augmentation récente du commerce ainsi que l'adoption croissante des cryptomonnaies sont également notables. Le Crypto Adoption Index 2024 publié par Chainalysis montre que la Corée du Sud est passée au classement mondial de la 19e position à celle occupant désormais le 15e rang.
Les régulateurs sud-coréens semblent donc réagir face au nombre croissant d'utilisateurs adoptant ces technologies émergentes alors qu'ils s'engagent progressivement vers une intégration plus large des actifs numériques au sein du système économique national.
