La CRF-IND en Inde intègre la cryptographie dans ses règles de lutte contre le blanchiment d'argent, imposant des normes KYC rigoureuses

La Cellule de renseignement financier (CRF-IND) en Inde a récemment mis en œuvre des réglementations strictes pour les fournisseurs d'actifs virtuels. Toutes les plateformes de cryptomonnaie doivent désormais respecter des normes de conformité rigoureuses, y compris une identification renforcée des clients et l'interdiction d'outils visant à préserver l'anonymat. Ces mesures visent à lutter contre le blanchiment d'argent et à renforcer la transparence dans le secteur des cryptomonnaies.

L'Inde renforce son cadre législatif pour les crypto-monnaies

Le 7 mars 2023, la CRF-IND a officialisé la classification de tous les fournisseurs de services d'actifs numériques virtuels comme « entités déclarantes » selon la loi sur la prévention du blanchiment d'argent (PMLA) de 2002. Ce changement impose aux bourses et autres acteurs du secteur, qu'ils soient indiens ou étrangers, une obligation stricte de conformité similaire à celle des institutions financières traditionnelles.

Les plateformes qui ne respectent pas cette obligation risquent des sanctions financières sévères ainsi qu'une responsabilité pénale. Cela inclut non seulement les échanges centralisés mais aussi les portefeuilles électroniques et même les sites offshore qui offrent leurs services aux utilisateurs indiens.

Les nouvelles exigences KYC imposées aux bourses de crypto-monnaies

Pour se conformer aux nouvelles règles, les bourses doivent mettre en place un processus complexe connu sous le nom d'identification KYC par selfie live. Cette vérification vise à confirmer l'identité physique des utilisateurs tout en détectant toute tentative frauduleuse par deepfake grâce à une analyse basée sur leurs mouvements. De plus, lors de l'inscription, il est nécessaire de capturer des données géographiques telles que l'adresse IP ainsi que date et heure.

accompagnée de leur numéro permanent.

Interdiction stricte sur certains outils liés à l'anonymat dans les transactions

Les nouvelles directives interdisent formellement toute activité impliquant des outils visant à masquer l'identité tels que les jetons anonymes, mélangeurs ou gobelets. Par conséquent, il est désormais interdit pour ces plateformes d'encourager ou même faciliter ce type d'activité. Elles sont également tenues d'appliquer une diligence raisonnable accrue envers les clients considérés comme présentant un risque élevé.

Cela concerne notamment ceux provenant de juridictions figurant sur les listes noires ou grises du Groupe d'action financière (GAFI), ainsi que ceux identifiés comme politiquement exposés ou associés à certaines organisations caritatives.

Sanctions imposées pour non-conformité au nouveau cadre réglementaire

L'application stricte des nouvelles règles est assurée par la Direction générale du maintien de l'ordre qui a déjà infligé 28 crores de roupies en amendes durant l'exercice 2024-25 pour non-conformité avec ces exigences régulatoires. Ce montant souligne sérieusement l'engagement du gouvernement indien envers une réglementation robuste dans le domaine émergent mais contesté des cryptomonnaies.