Crossmint obtient la licence MiCA pour ses services de stablecoin au sein de l'Union européenne

Chapô : Crossmint a récemment reçu une autorisation réglementaire MiCA du CNMV espagnol, lui permettant d'opérer comme fournisseur de services d'actifs cryptographiques dans l'Union européenne. Cette licence englobe des activités telles que l'échange fiat-crypto et la garde d'actifs pour les clients. Alors que la période de droits acquis s'achève, Crossmint se positionne comme un partenaire clé pour les entreprises en quête de conformité réglementaire.

Crossmint obtient son autorisation MiCA auprès du CNMV

Crossmint a obtenu une autorisation réglementaire des marchés d'actifs cryptographiques (MiCA) auprès du CNMV, le régulateur espagnol des valeurs mobilières. Cela permet à la société de fonctionner en tant que fournisseur de services d'actifs cryptographiques (CASP), consolidant ainsi sa position sur le marché européen. Miguel Angel Zapatero, avocat général chez Crossmint, a précisé que cette nouvelle réglementation impose à leur entreprise « exactement les mêmes normes » qu'aux institutions financières traditionnelles. Il a déclaré que MiCA établit des « règles du jeu équitables », renforçant ainsi la confiance dans le secteur avec « des normes et une application cohérentes ».

Les activités couvertes par la licence de Crossmint

L'autorisation accordée à Crossmint couvre trois activités principales : l'échange fiat-crypto, la garde des actifs cryptographiques pour le compte des clients et les transferts entre portefeuilles et blockchains. Zapatero souligne que leur infrastructure stablecoin est conçue pour divers cas d'utilisation au lieu de se concentrer uniquement sur une plateforme de négociation, ce qui fait la particularité de leur offre parmi les sociétés autorisées par MiCA. Le processus pour obtenir cette licence a été rigoureux, prenant plus de 18 mois avec une évaluation minutieuse selon les standards européens concernant le blanchiment d'argent (AML) et le financement du terrorisme (CFT).

La nécessité croissante pour les clients d'adopter des partenaires agréés MiCA

Rodri Fernández Touza, co-fondateur de Crossmint, indique qu'un grand nombre de ses clients cibles – notamment les sociétés de transfert de fonds et néobanques – sont désormais contraints par leurs mandats internes à utiliser seulement des partenaires agréés sous MiCA. Avec l'échéance approche vers juillet marquant la fin officielle de la période dite des « droits acquis », ces entreprises doivent rapidement adapter leurs stratégies afin d'éviter toute mise sur liste noire ou expulsion par les régulateurs.

Fernández Touza anticipe trois catégories principales parmi ses futurs clients : ceux dont les fournisseurs actuels deviendront obsolètes; ceux déjà titulaires d'un régime national devant choisir entre conformité totale ou sortie ; et enfin, ceux sans licence qui pourraient être écartés du marché.

L'impact sévère sur les entreprises non conformes face à MiCA

En Espagne, le CNMV impose aux fournisseurs locaux enregistrés un passage obligatoire vers une autorisation CASP complète sous peine d'interruption totale de leurs opérations. Parallèlement en France, l'AMF a identifié 90 sociétés opérant sans agrément conforme à MiCA ; seulement 30% ont présenté une demande jusqu'à présent.

D'après les directives émises par l'ESMA (Autorité européenne des marchés financiers), tout fournisseur n'ayant pas obtenu sa licence avant la fin de cette période transitoire devra élaborer un plan pour liquider ordonnément ses opérations. Cela pourrait entraîner un renversement considérable dans l'écosystème crypto européen où plusieurs acteurs pourraient disparaître ou transférer leurs clients vers des partenaires complètement agréés.