Crypto et banques : retour sur les discussions à la Maison Blanche concernant le rendement stable des monnaies

Chapô : La Maison Blanche a récemment tenu une réunion cruciale sur les rendements des stablecoins, sans parvenir à un accord final. Les banques imposent des restrictions strictes sur les récompenses liées à la détention de ces actifs numériques. Alors que la date limite du 1er mars approche, le débat s'intensifie entre les acteurs de la cryptographie et les institutions financières.

Les banques établissent des limites strictes sur les récompenses Stablecoin

Lors de cette réunion, les institutions bancaires ont présenté des « principes d’interdiction » écrits, définissant clairement leurs positions sur l'offre de rendements liés aux stablecoins. Selon Eleanor Terrett, journaliste chez Fox Business, « les banques refusent d'accorder des rendements pour la simple détention de pièces stables ».

Le document fourni par les banquiers précise que le rendement lié à l'« utilisation » ou à la « propriété » des jetons est également prohibé. Une source du secteur cryptographique a noté qu'une concession potentielle pourrait être envisagée, suggérant que certaines exceptions pourraient être discutées malgré le refus initial des banques d'accepter toute forme d'exemption.

Les entreprises de cryptographie font pression pour des règles d'activité plus larges

La discussion s'est centrée sur ce que les représentants du secteur crypto considèrent comme « activités autorisées » pour offrir des récompenses associées au stablecoin. Les acteurs du secteur souhaitent élargir ces définitions afin de permettre plus de flexibilité dans leurs opérations, tandis que les banques privilégient un vocabulaire restrictif.

Parmi ceux qui ont pris part aux négociations côté crypto figuraient Paul Grewal (Coinbase), Miles Jennings (a16z), ainsi que Stuart Alderoty (Ripple) et Josh Rosner (Paxos). D'autres grandes institutions telles que Goldman Sachs, JPMorgan, Bank of America et Wells Fargo étaient également présentes, démontrant l'importance cruciale de ces discussions.

La Maison Blanche fixe la date limite au 1er mars

Cette deuxième réunion était considérablement plus petite par rapport à celle qui avait précédé. Dirigée par Patrick Witt, directeur exécutif du President's Crypto Council, elle a été marquée par quelques commentaires optimistes. Stuart Alderoty a exprimé son espoir en affirmant qu’« un compromis est dans l’air », faisant référence au soutien bipartisan autour de la législation relative à la cryptographie.

Selon le journaliste Sander Lutz, il se pourrait même que cette réunion soit decisive : « Cela pourrait être la dernière réunion de la Maison Blanche », laissant entendre qu'une transition vers le traitement législatif parlementaire serait imminente.

Que se passe-t-il ensuite pour la législation Stablecoin

Avec une deadline fixée au 1er mars par la Maison Blanche, il est crucial pour toutes les parties prenantes d'arriver rapidement à un consensus. Des discussions supplémentaires sont prévues dans les jours suivants mais rien n'indique si une autre grande rencontre sera organisée avant cette échéance.

Les propositions actuelles semblent beaucoup plus restrictives comparées aux récentes ébauches réglementaires qui avaient permis certains rendements associés aux activités stablecoin. Le climat actuel met en lumière une tension persistante dans le cadre réglementaire entourant ces nouvelles technologies ; alors que les banques craignent un désavantage concurrentiel face aux sociétés crypto offrant davantage d'incitations financières, celles-ci soutiennent qu’une certaine flexibilité est essentielle pour favoriser l’innovation.

L'établissement imminent de règles claires concernant le rendement des stablecoins pourrait bien déterminer l'avenir du marché qui représente déjà plusieurs milliards en valeur marchande et génère un volume transactionnel massif. Ainsi, comment régulateurs et acteurs financiers géreront-ils ce débat déterminera certainement l'évolution future du secteur financier numérique.