La crypto représente la réponse de l'Europe à la domination des fintechs comme Revolut
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Revolut, avec ses 65 millions d'utilisateurs dans le monde, a redéfini le paysage des fintechs en Europe, rendant la concurrence particulièrement difficile pour les nouveaux entrants. Cependant, une opportunité se profile dans le secteur de la crypto-finance, alors que la réglementation MiCA donne un nouvel élan à ce marché en plein essor. Les entrepreneurs européens doivent exploiter cette ouverture tout en s'adaptant aux exigences réglementaires croissantes.
La domination de Revolut rend la concurrence plus complexe
En septembre 2025, Revolut a atteint 65 millions de clients à l'échelle mondiale, dont 12 millions au Royaume-Uni. L'entreprise vise désormais 100 millions d'utilisateurs d'ici mi-2027. Cette expansion rapide réduit considérablement la fenêtre d'opportunité pour les fintechs européennes qui souhaitent rivaliser directement avec cette super-application. Face à ce défi colossal, les entrepreneurs n'ont que deux choix viables : créer un projet très spécifique ou capitaliser sur le manque relatif d'intérêt de Revolut pour le domaine des cryptomonnaies.
MiCA facilite l'expansion du secteur crypto
La régulation des marchés sur les crypto-actifs, mise en place par MiCA (Règlement sur les marchés des crypto-actifs), constitue une avancée majeure. Ce cadre réglementaire établit des normes claires auxquelles chaque projet doit se conformer afin d'opérer légalement en Europe. De plus, cette réglementation contribue également à renforcer la confiance envers les projets cryptographiques au-delà des frontières européennes. Par exemple, elle favorise une perception positive parmi les régulateurs en Amérique latine envers ces initiatives.
Le coût du travail est avantageux pour développer une fintech
Recruter du personnel technique en Europe est significativement moins coûteux qu'aux États-Unis; embaucher un ingénieur là-bas revient au même prix que deux ou trois ingénieurs européens. De plus, il est possible d'attirer des talents issus même de sociétés concurrentes comme Revolut. Les statistiques montrent aussi une demande accrue pour les pièces stables parmi les utilisateurs européens souhaitant utiliser ces actifs numériques comme moyen de paiement.
Le financement dans le secteur prend un tournant prometteur
Après plusieurs années difficiles concernant l'accès aux financements dans le secteur financier technologique, une inversion semble se produire depuis peu. Selon Nikolaï Denisenko : « Si 2024 a été définie par la pénurie, 2025 a été définie par la bifurcation. La reprise de la collecte de fonds a été robuste ». En septembre 2025, environ 6,3 milliards d'euros avaient déjà été levés dans le domaine fintech européen, un chiffre qui dépasse 70 % du total annuel enregistré pour 2024. Avec MiCA pleinement opérationnel, on peut s'attendre à ce que « 2026 soit l'année des Stablecoin Rails », selon Denisenko; cela indique que l'institutionnalisation des actifs numériques va devenir prédominante dans divers secteurs financiers.
Les défis liés aux nouvelles législations persistent
Bien que MiCA représente un énorme progrès vers une meilleure régulation du secteur crypto-financier européen, certaines questions restent encore sans réponse concernant comment ces entreprises peuvent gagner et dépenser leur argent sous forme numérique. Pour ceux qui ressentent toujours la pression exercée par Revolut sur leur activité fintech européenne: il serait judicieux d'explorer sérieusement le marché prometteur de la crypto-finance où nombreux avantages attendent ceux qui sont prêts à innover.
Nikolaï Denisenko, co-fondateur et CTO chez Brighty, application néobancaire, apporte son expertise précieuse avec plus de dix ans passés dans le développement logiciel et bancaire en ligne.
