Cryptographie en Inde : Nouvelles règles limitent l'anonymat des utilisateurs
Chapô : L'Inde renforce ses règles de sécurité pour les utilisateurs de crypto-monnaies face à l'évolution des deepfakes. À partir du 12 janvier, une vérification d'identité plus rigoureuse sera mise en place. Les nouvelles mesures incluent des selfies en direct, ainsi qu'une vérification biométrique et géolocalisée.
Détails des orientations du FUI
À partir du 12 janvier, les investisseurs en crypto-monnaies devront se conformer à des contrôles d'identité beaucoup plus stricts. Au lieu de simplement télécharger une pièce d'identité, ils devront prouver leur présence physique par le biais de selfies en direct où ils effectueront des actions comme cligner des yeux.
De plus, les échanges cryptographiques seront tenus de collecter les détails de localisation précis tels que la latitude et la longitude, ainsi que l'adresse IP. Une vérification bancaire « d'un centime » sera également mise en œuvre pour s'assurer que l'identité est bien liée au compte bancaire.
la vérification de l'identité via des selfies, etc. étaient des étapes que WazirX avait déjà mises en place dans le cadre du parcours d'intégration des clients ». Ce système vise à créer une trace numérique difficile à falsifier.
Mesures prises pour prévenir le blanchiment d'argent
La Cellule de renseignement financier (CRF) met en place un système strict pour se conformer à la loi sur la prévention du blanchiment d'argent (PMLA). Près de trois ans après le premier ensemble de règles en 2023, ces mises à jour transforment les échanges cryptographiques en entités déclarantes étroitement surveillées.
Bien que la carte PAN demeure obligatoire pour chaque utilisateur, elle doit désormais être accompagnée par une autre forme d'identité gouvernementale telle qu'Aadhaar ou un passeport. Un ajout essentiel est l'exigence d'un « selfie en direct », où les utilisateurs doivent effectuer des mouvements comme tourner la tête afin de prouver leur existence réelle.
Raj Karkara, COO chez ZebPay, a commenté : « Des mesures telles que la détection de l'activité et la géolocalisation pendant le processus d'intégration contribuent à renforcer la vérification des utilisateurs. ». Ces efforts visent à aligner le secteur sur les attentes mondiales croissantes concernant la conformité.
Comment l'ICO va-t-elle avancer maintenant ?
Les ICO sont désormais classées comme activités à haut risque avec une surveillance accrue par les autorités indiennes. Pour garantir une piste d'audit claire et transparente dans chaque transfert cryptographique, il est impératif que soient incluses toutes les informations relatives aux expéditeurs et aux destinataires. Cela limite considérablement l'anonymat lors des transactions transfrontalières.
Le rapport souligne également l'importance du respect continu des règlements avec avertissements contre les sanctions sévères possibles pour non-conformité. Les fournisseurs de services appelés VDASP devront réaliser une diligence raisonnable continue tous les six mois pour leurs clients jugés à haut risque et vérifier leur identité par rapport aux listes nationales et internationales.
Enfin, toutes les bourses sont tenues de conserver leurs archives transactionnelles pendant au moins cinq ans. Ces exigences font suite aux amendes imposées par la CRF qui ont atteint 28 crores ₹ durant le dernier exercice fiscal.
Quoi de plus ?
Cette mise à jour intervient alors même qu'Ajay Seth, secrétaire aux Affaires économiques indiennes a souligné qu'il était crucial pour l'Inde de recalibrer son approche, surtout lorsque certaines grandes juridictions assouplissent leurs positions sur les actifs numériques. Il a précisé : « Plus d'une ou deux juridictions ont changé leur position.. ».
En adoptant certaines normes parmi les plus strictes au monde concernant l'intégration et le reporting dans ce secteur dynamique mais risqué, l'Inde cherche activement à sécuriser ses frontières sans attendre un consensus international encore incertain.
Pensées finales
- En rendant obligatoires certains protocoles comme *les selfies en direct* et *la géolocalisation*, ces nouvelles directives visent clairement à colmater certaines brèches exploitables
- Le succès futur dépendra largement du traitement sécurisé par parteurs échangistes face aux données sensibles accumulées
