La cyberfraude constitue la menace la plus courante à l'échelle mondiale pour les PDG, d'après une étude
La cyberfraude devient la principale préoccupation mondiale des PDG selon un rapport du WEF
Un rapport récent du Forum économique mondial (WEF) révèle que la cyber-fraude est devenue l'une des plus grandes préoccupations pour les PDG à travers le monde. Cette étude met également en lumière l'impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) et les enjeux liés à la fragmentation géopolitique sur la cybersécurité. Les résultats proviennent d'une enquête menée auprès de 804 dirigeants dans 92 pays, soulignant une inquiétude générale face à ces menaces.
Le rapport du WEF souligne l’ampleur croissante de la cyberfraude
Dans son rapport intitulé « Perspectives mondiales de la cybersécurité du Forum économique mondial 2026 », le WEF a collaboré avec Accenture pour analyser les préoccupations des leaders d'entreprise. Parmi les répondants, on comptait 105 PDG et plusieurs responsables de sécurité informatique. Une conclusion majeure indique que 73 % des personnes interrogées connaissent quelqu'un touché par une fraude ou un phishing en 2025.
« Ce changement souligne l’impact sociétal et économique croissant de la fraude à mesure qu’elle se propage à travers les régions et les secteurs », a déclaré le WEF.
L’intelligence artificielle amplifie les défis en matière de cybersécurité
Le rapport met également en avant comment l'IA intensifie tant les capacités offensives que défensives dans le domaine de la cybersécurité « à une vitesse sans précédent ». Cela engendre une inquiétude : 87 % des répondants ont constaté une augmentation des vulnérabilités liées à l'IA au cours de l'année précédente. Par ailleurs, 94 % s'attendent à ce que cette technologie soit déterminante pour façonner la cybersécurité d'ici 2026.
De plus, 31 % des dirigeants avouent manquer de confiance quant aux capacités nationales pour faire face aux attaques sur leurs infrastructures critiques.
Les chaînes d’approvisionnement exposent davantage aux cyber-risques
Une autre préoccupation majeure relevée par le rapport concerne les chaînes d'approvisionnement qui deviennent vulnérables. En effet, 65 % des participants voient ces risques comme leur principal obstacle à la cyber-résilience, contre seulement 54 % précédemment.
« Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont devenues plus interconnectées et opaques, transformant les dépendances envers des tiers en vulnérabilités systémiques », explique le WEF, soulignant ainsi comment ces dynamiques exacerbent déjà un paysage inégalitaire en matière de capacités cybernétiques entre différentes organisations.
Appel à une action coordonnée face aux menaces grandissantes
Jeremy Jurgens, directeur général du WEF, affirme que « alors que les cyber-risques deviennent de plus en plus interconnectés et conséquents, la cyber-fraude est devenue l'une des forces perturbatrices majeures dans l'économie numérique ». Il insiste sur le besoin vital d’une action collective entre gouvernements et entreprises pour renforcer cette résilience.
Paolo Dal Cin d’Accenture renchérit : « La militarisation de l’IA [...] bouleverse les cyberdéfenses traditionnelles ». Selon lui, il est impératif pour tous ceux occupant des postes stratégiques dans leur entreprise d’adopter une défense moderne alimentée par IA afin d’être préparés aux nouvelles menaces émergentes.
Construire un avenir numérique sécurisé nécessite collaboration
Le rapport conclut sur un appel fort : il est nécessaire que tous les secteurs adoptent une responsabilité partagée concernant leur approche envers la sécurité numérique.
« Alors que les frontières entre mondes numérique et physique continuent de s’estomper [...], celles qui prospéreront seront celles qui reconnaissent responsabilité stratégique partagée », précise-t-il.
Ce document marque ainsi un tournant important vers une prise conscience collective autour des enjeux liés à la cybersécurité dans notre société connectée actuelle.
