La difficulté du réseau Bitcoin baisse à nouveau avec le retrait des mineurs
Chapo : La difficulté du minage sur le réseau Bitcoin (BTC) a de nouveau chuté, atteignant 141,7 billions de hachages le 22 janvier. Malgré cette baisse, la rentabilité des mineurs est mise à mal par un prix du BTC tombé sous les 90 000 $. Face à ces défis économiques, certains mineurs se tournent vers des activités liées à l'intelligence artificielle et à l'hébergement de données.
Le taux de difficulté de minage du BTC diminue encore
Le taux de difficulté pour le minage du réseau Bitcoin a connu une nouvelle baisse le 22 janvier, passant de 146,5 billions à 141,7 billions de hachages. Cette diminution est la cinquième consécutive et coïncide avec un repli du prix du BTC en dessous des 90 000 $, après avoir brièvement dépassé les 97 000 $. Ce phénomène relance les interrogations sur la rentabilité d'activité dans le secteur minier.
Jeudi dernier, le coût moyen d'extraction d'un seul BTC était estimé à près de 99 000 $, soit environ 10 000 $ supérieur au prix actuel du jeton.
Des mineurs diversifient leurs opérations vers l'IA
La semaine précédente, le hashrate total dédié au Bitcoin est tombé sous les 1 000 exahashes par seconde (EH/s) pour atteindre un minimum historique depuis septembre dernier. Bien qu'il ait rebondi légèrement par la suite grâce à une hausse temporaire des prix, une tendance baissière semble s'installer pour ce chiffre.
Face aux incertitudes économiques entourant le BTC, plusieurs mineurs choisissent désormais de diversifier leurs activités en se lançant dans l’intelligence artificielle ou dans des centres informatiques haute performance (HPC). Certains ont même décidé d'abandonner complètement l'exploitation minière traditionnelle.
Cette évolution pousse aussi certains acteurs à ne plus divulguer leurs chiffres mensuels concernant leur production en BTC afin d'affirmer leur indépendance vis-à-vis des fluctuations économiques liées au crypto-marché.
Bitdeer renforce son auto-exploitation minière pour devancer MARA
L'entreprise Bitdeer a considérablement intensifié ses opérations d’auto-exploitation minière récemment. En décembre dernier, elle affichait un hashrate autonome atteignant 55,2 EH/s, contre seulement 8,5 EH/s en décembre 2024. Le nombre total des plateformes autonomes gérées par Bitdeer a presque doublé pour atteindre 211 000 unités, permettant ainsi à la société d'éclipser Marathon Digital Holdings (MARA) en termes globals.
Actuellement, Bitdeer gère un taux total de hachage sous gestion évalué à 71 EH/s, tandis que MARA affiche environ 60,4 EH/s.
MARA ajuste sa stratégie face aux difficultés financières
MARA reste deuxième parmi les sociétés détenant des réserves significatives en BTC avec un total atteint de 53 250 jetons, acquis principalement via l'endettement massif. Alors que cette trésorerie vaut approximativement 4,75 milliards $, son mNAV (valeur marchande relative) demeure inférieur au seuil critique d'une fois sa capitalisation boursière.
Les achats récents effectués par MARA sont devenus problématiques ; ses acquisitions entre novembre et décembre 2024 incluent notamment 15 574 BTC achetés pour 1,53 milliard $, représentant une perte potentielle actuelle d'environ 156 millions $.
Au cours des deux dernières années fiscales jusqu'à juillet 2025, MARA a levé près de 950 millions $ supplémentaires destinés principalement à acquérir davantage de BTC alors que ceux-ci étaient échangés autour 118 000 $, soit presque 30 000 $ supérieurs au niveau actuel.
Avec une chute proche de 50 % constatée sur son action durant cette année écoulée liée aux fluctuations précises autour du Bitcoin et aux résultats financiers peu encourageants issus directement liés aux investissements non rentables notamment dans les cryptomonnaies traditionnelles,
Fred Thiel , PDG chez MARA évoque régulièrement la nécessité pour l’entreprise « d’évoluer » afin que {« la terre ,le pouvoir et contrôle opérationnel déterminent qui peut évoluer »} .
La Russie renforce ses sanctions contre les mineurs illégaux
Du côté russe maintenant plus strict vis-à-vis des mineurs illégaux drainant excessivement leur réseau énergétique local; ils introduisent progressivement diverses restrictions ciblant certaines régions pendant particulièrement lors périodes hivernales où la demande énergétique augmente fortement.
En effet depuis l’année dernière il devient obligatoire pour tous opérateurs enregistrer leurs ASIC auprès autorités locales mais avec adoption lente jusqu’ici . Des propositions récentes prévoient donc amendes renforcées pouvant atteindre jusqu’à 66 000 dollars voire peines privatives liberté si constatation exploitation sans autorisation préalable .
De nouvelles législations pourraient punir sévèrement ceux qui causent dommages substantiels envers citoyens ou organisations impliquées exploitations illégales ; allant jusqu’à confiscation salaires cumulés pendant trois ans selon gravité infraction commise.
Les conséquences potentielles suggèrent qu’il pourrait être difficile voir risqué continuer exploitation anarchique menant finalement pertes importantes tant financières qu’énergétiques touchant toute économie locale concernée.
