Les données de Cybercrime Atlas ont soutenu des opérations, permettant la récupération de 97 millions de dollars

Le Cybercrime Atlas renforce la lutte contre la cybercriminalité en Afrique

Le Cybercrime Atlas a réalisé des avancées significatives dans la lutte contre la cybercriminalité, notamment grâce à une méthodologie innovante et à une collaboration internationale. En 2024 et 2025, cette initiative a abouti à 1 209 arrestations et à l'identification de plus de 120 000 victimes dans 19 pays africains. Les opérations ont permis de récupérer 97 millions de dollars et d’interrompre des activités criminelles évaluées à 678 millions de dollars.

Une approche unifiée transforme les renseignements en actions concrètes

La communauté du Cybercrime Atlas a élaboré une méthodologie structurée pour transformer des recherches fragmentées en actions coordonnées. Plus de 30 organisations ont collaboré en fournissant des renseignements open source qui ont aidé à cartographier les réseaux criminels. Chaque dossier a été soumis à un examen communautaire avant d’être transmis aux autorités compétentes. Cette recherche soutient directement les opérations Serengeti et Serengeti 2.0 menées par INTERPOL dans plusieurs pays d'Afrique, permettant ainsi d'identifier des infrastructures critiques comme des domaines malveillants et des portefeuilles cryptographiques utilisés par les criminels. Ces connexions ont facilité des arrestations simultanées, démontrant l’efficacité de cette approche collaborative. Binance a publié sur X : « Un modèle de coopération public-privé » pour souligner comment cette collaboration aide à identifier les infrastructures criminelles tout en permettant des retraits coordonnés.

Un groupe dédié améliore l'efficacité opérationnelle contre le crime organisé

En 2025, le Cybercrime Atlas a mis en place un groupe spécifique pour optimiser ses efforts de recherche et de cartographie. Ce groupe initialement dirigé par Banco Santander, Group-IB, Binance et Orange Cyberdefense s'est élargi pour inclure Mastercard, Recorded Future, SpyCloud et TNO. Ce collectif se concentre sur l’identification des points d’étranglement au sein des écosystèmes criminels où toute perturbation peut avoir un impact maximal. Grâce aux outils tels que Maltego ou ShadowDragon, ils sont capables d’établir une corrélation efficace entre différentes données numériques afin d’identifier clairement les nœuds vulnérables au sein des réseaux criminels. Cette approche permet aux forces de l’ordre non seulement d'interpeller certains acteurs mais aussi de fragiliser entière structures criminelles.

Les résultats concrets valident le cadre collaboratif du Cybercrime Atlas

L’approche axée sur la recherche mise en œuvre par le Cybercrime Atlas produit déjà des résultats tangibles dans plusieurs juridictions. En effet, ces opérations ont réussi à neutraliser plusieurs infrastructures criminelles tout en identifiant plus de 120 000 victimes potentielles. Neal Jetton, directeur de la lutte contre la cybercriminalité chez INTERPOL, affirme que ce système « crée un multiplicateur de force contre la cybercriminalité », transformant ainsi les informations recueillies en résultats mesurables. Les équipes sécurité chez Binance contribuent également activement à cette initiative via leur expertise dans l'analyse relationnelle et l'attribution lors des enquêtes sur les cybercriminels exploitant l'infrastructure liée aux cryptomonnaies. Erin Fracolli souligne que « Les partenariats tels que le Cybercrime Atlas sont essentiels pour sécuriser non seulement l'espace numérique mais aussi celui lié aux actifs numériques ». De plus, cette initiative comprend également un volet formation qui vise à renforcer les capacités opérationnelles du personnel chargé d'appliquer ces nouvelles méthodes dans plus de 40 pays, avec notamment deux programmes réalisés respectivement à Bangkok et Panama pour apprendre aux enquêteurs comment intégrer ces renseignements privés dans leurs affaires actives. Enfin, le partenariat entre le Cybercrime Atlas et STOP THE TRAFFIK intègre désormais aussi les données concernant la traite humaine dans sa cartographie globale dédiée à la cybercriminalité.