ENS Labs laisse de côté le réseau Namechain L2 pour se concentrer sur Ethereum

Chapô : ENS Labs a décidé d'abandonner sa solution de deuxième couche, Namechain, pour se concentrer sur le déploiement exclusif de son service ENSv2 sur Ethereum. Cette décision est motivée par une baisse significative des coûts d'enregistrement des domaines. Les experts estiment que la blockchain Ethereum évolue à un rythme rapide, rendant obsolètes certaines solutions L2.

ENS Labs abandonne son réseau Namechain pour se concentrer sur Ethereum

ENS Labs, la société qui gère le service de noms Ethereum (ENS), a annoncé qu'elle cessait le développement de sa propre solution L2, Namechain. À partir de maintenant, le projet mettra en avant ENSv2, qui sera exclusivement déployé sur le réseau principal d'Ethereum. Cette décision marque une étape importante dans l'évolution du service et souligne l'engagement d'ENS à tirer parti des améliorations continues apportées à la blockchain principale.

La nécessité d'une solution L2 abandonnée face aux baisses de coûts

En 2024, l'équipe avait initialement planifié la création d'un réseau de deuxième couche pour améliorer les fonctionnalités et réduire les frais liés à l'enregistrement et au renouvellement des domaines. Nick Johnson, développeur principal de l’ENS, avait indiqué que cette approche semblait nécessaire étant donné les frais élevés du gaz sur le réseau principal. Cependant, il a souligné que « Ethereum évolue plus rapidement que presque tout le monde ne l'avait prédit il y a quelques années ».

Les coûts d’enregistrement ont chuté grâce aux améliorations du réseau

Johnson a noté qu'au cours de la dernière année, il y avait eu une réduction impressionnante de 99 % du coût d'enregistrement des domaines ENS, passant ainsi environ 5 $ à seulement 0,05 $. Selon lui : « Cette économie permettrait même d’envisager subventionner les frais transactionnels pour les détenteurs après la sortie d’ENSv2 ».

Vitalik Buterin soutient la décision stratégique prise par ENS Labs

Début février 2026, Vitalik Buterin, co-fondateur d'Ethereum, s'est exprimé favorablement concernant cette évolution. Il a déclaré : « C’est la bonne décision! », reconnaissant que le concept original des solutions L2 était devenu obsolète avec les avancées rapides apportées au réseau principal.

Une stratégie économique avantageuse pour l'avenir du projet

La renonciation au développement indépendant d’un réseau L2 n’affectera pas le calendrier prévu pour la mise en œuvre de ENSv2, selon Johnson. Il a précisé qu'après le hard fork Fusaka, même si chaque souscription devait être subventionnée en 2025 aux prix actuels du gaz – estimés autour de 10 000 dollars, ce montant resterait largement inférieur aux coûts associés au lancement et à l’entretien d’une infrastructure L2 complète.

Cette stratégie économique vise non seulement à optimiser les ressources mais aussi à garantir un accès abordable et efficace au service ENS dans un environnement blockchain toujours plus compétitif.