L'équipe de Pump. Fun affirme que « la majorité des utilisateurs » sur sa plateforme memecoin ont subi des pertes.
Chapô : Burwick Law a récemment déposé une action en justice contre Pump.fun, Solana Labs et la Fondation Solana, les accusant d'avoir orchestré un « casino truqué » pour maximiser leurs profits au détriment des investisseurs. Cette plainte s'appuie sur des messages privés d'ingénieurs de Solana qui discutent de pratiques douteuses. Les allégations incluent également l'utilisation d'influenceurs pour promouvoir des memecoins sans divulguer d'accords.
Burwick Law dépose une nouvelle plainte contre Pump.fun et Solana Labs
Burwick Law, connu pour défendre les intérêts des investisseurs en cryptomonnaies, a engagé une nouvelle action en justice contre Pump.fun, Solana Labs et la Fondation Solana. Le cabinet accuse ces entités d’avoir mis en place une « opération de jeu truquée et sans licence ». Dans ce cadre, un juge fédéral a permis à Burwick de modifier sa plainte initiale avec de nouvelles preuves.
Cette version mise à jour du procès contient environ 5 000 messages privés échangés entre les fondateurs de Pump.fun, mettant en évidence des discussions sur le prétendu stratagème frauduleux. Selon Burwick, bien que Pump.fun soit présenté comme un jeu de hasard, il fonctionnerait plutôt comme un casino manipulé où les dirigeants auraient secrètement déterminé les gagnants et perdants tout en retirant d’énormes profits.
Les allégations concernant le fonctionnement interne du système
Le procès souligne que la plateforme exploitait un mécanisme permettant aux utilisateurs d’accélérer leurs transactions via des « pourboires », favorisant ainsi ceux qui avaient connaissance du lancement imminent de nouveaux jetons. Cela leur permettait d’acheter massivement ces jetons dès leur introduction sur le marché.
Dans un message privé révélateur, Alon Cohen, co-fondateur de Pump.fun, admet que la plupart des investisseurs finissent par perdre sur sa plateforme : « Nous avons tellement démocratisé le trading des lowcaps que tout le monde est exposé aux cotes vraiment très faibles liées au jeu ». Il évoque également qu’un meilleur encadrement aurait pu rendre les utilisateurs plus satisfaits malgré leurs pertes.
Des informateurs révèlent une manipulation orchestrée par des influenceurs
Burwick met aussi en avant les témoignages d’informateurs anonymes décrivant comment certains influenceurs étaient payés pour faire la promotion de memecoins sans informer leur audience des accords financiers sous-jacents. Ces derniers affirment avoir reçu des informations privilégiées sur quels jetons acheter avant qu'ils ne prennent valeur grâce à cette promotion coordonnée.
L'affaire mentionne également plusieurs « accords standards » établis avec ces influenceurs indiquant que leur contenu promotionnel n’était pas organique mais planifié avec Pump.fun. Cependant, il reste flou quant à l'ampleur réelle de telles pratiques dans l'industrie ou si elles étaient systématiquement liées à Pump.fun.
Le rôle contestable du réseau Solana dans cette affaire
Le procès avance l'idée que Pump.fun n'aurait pas pu mettre son prétendu plan à exécution sans le soutien technologique fourni par Solana, notamment sa capacité à traiter rapidement les transactions et ses systèmes tarifaires prioritaires. Cette assertion soulève toutefois certaines interrogations quant à la manière dont Burwick relie directement ces éléments au comportement jugé frauduleux de Pump.fun.
Il reste encore beaucoup à découvrir lors du processus judiciaire qui pourrait éclairer davantage ce dossier complexe où se mêlent accusations sérieuses et défense potentiellement fragile.
Actuellement, il semble difficile d’établir clairement si Pump.fun constitue réellement une « organisation criminelle coordonnée ». Néanmoins, face aux risques associés aux memecoins dénoncés dans ce contexte juridique délicat, il serait prudent pour toute personne intéressée par cet univers financier particulier de faire preuve de prudence.
