« Ethereum chinois » en conflit, le Japon s'apprête à adopter des ETF Bitcoin : actualités d'Asie
Les cofondateurs de Neo s'affrontent publiquement sur la gestion financière
Le Nouvel An a été marqué par une dispute publique entre les cofondateurs de Neo, Erik Zhang et Da Hongfei, qui se sont accusés mutuellement d’une mauvaise gestion des finances. Cette querelle soulève des préoccupations sur l’avenir du réseau blockchain, considéré comme l'« Ethereum chinois ».
Neo, fondé en 2014, a connu un essor significatif lors du marché haussier de 2017 grâce à son intérêt pour les contrats intelligents. Zhang a affirmé qu'il avait décidé de quitter la direction après que Da ait proposé que la supervision conjointe ralentisse le projet. Il a déclaré : « Soit vous vous éloignez, soit je le fais. Je suis d'accord avec l'un ou l'autre résultat ». Cela reflète des tensions croissantes au sein de la direction.
Zhang accuse Da de conflits d'intérêts dans Neo
Zhang a exprimé ses inquiétudes quant à un développement parallèle lancé par Da qui pourrait nuire à Neo. Selon lui, cette situation constitue « un conflit d’intérêts fondamental », car cela permettrait à Da d'utiliser les ressources de Neo pour financer un projet concurrent.Il exige également « une divulgation financière complète et vérifiable des actifs ».
En réponse aux accusations, Da a catégoriquement rejeté les dires de Zhang en qualifiant ses affirmations de « faux ». Il soutient que ce désaccord découle plutôt d’années passées sans progrès concernant la sécurisation des fonds disponibles : « La trésorerie d'un projet blockchain devrait être sécurisée par plusieurs signatures ».
La Fondation Neo tente de calmer les tensions internes
Pour sa part, la Fondation Neo s'est distanciée du tumulte public en indiquant que ces différends n’affecteront pas ses opérations. Elle prévoit aussi la publication prochaine d’un rapport financier au premier trimestre 2025 qui devrait éclaircir certaines questions soulevées durant cette dispute.
Le Japon et la Corée du Sud avancent vers l'adoption des ETF cryptographiques
Dans une autre région asiatique marquée par des évolutions réglementaires significatives, le Japon montre son soutien croissant envers les fonds négociés en bourse (ETF) liés aux crypto-monnaies. Lors du discours inaugural du Nouvel An, Satsuki Katayama, ministre des Finances japonaise, a déclaré que 2026 serait une année charnière pour les actifs numériques.Elle souligne : « Pour garantir que les citoyens bénéficient des actifs numériques et basés sur la blockchain... le rôle des bourses sera essentiel ».
Cette tendance est également visible en Corée du Sud où Jeong Eun-bo, président de la Bourse coréenne, a annoncé que celle-ci était prête à coter des ETF cryptographiques malgré certains débats réglementaires encore en cours concernant leur statut légal.
Le Vietnam teste un système innovant avec l'USDT
Ailleurs en Asie du Sud-Est, le Vietnam expérimente un modèle novateur visant à convertir les stablecoins USDT en dong vietnamien grâce à un projet pilote approuvé par le Comité populaire local dans la ville côtière de Da Nang.Cela fait partie intégrante d'une initiative plus vaste pour renforcer le cadre juridique autour des actifs numériques alors que le pays se prépare à appliquer nouvelles régulations dès 2026 pour lutter contre le blanchiment d'argent et renforcer sa surveillance financière.
L'Indonésie mettra rapidement en œuvre un cadre fiscal pour les actifs cryptographiques
L’Indonésie est sur le point d’être parmi les premières nations asiatiques à adopter le Crypto-Asset Reporting Framework (CARF), permettant ainsi aux autorités fiscales locales d’accéder automatiquement aux données financières relatives aux transactions cryptographiques dès 2027. Cela témoigne également des efforts accrus dans toute l'Asie pour améliorer leur réglementation fiscale liée aux crypto-actifs.Cela positionne clairement l’Indonésie devant ses voisins tels que Singapour et Hong Kong dans cette course vers une meilleure transparence fiscale associée au secteur numérique.
L’engagement indonésien envers ce cadre permettra non seulement une meilleure gouvernance mais renforcera aussi son image internationale face aux exigences accrues liées au contrôle financier mondial.
