« Facture Crypto : Les Rendements Stables Considérés Comme Une Ligne Rouge par les VC »
Les législateurs américains envisagent de restreindre les rendements des pièces stables, suscitant la déception des acteurs majeurs de l'industrie de la cryptographie. Mike Novogratz, PDG de Galaxy, critique cette approche, tandis que Nic Carter estime que le secteur souffrirait d'une telle limitation. Le projet de loi sur la structure du marché de la cryptographie doit être voté en commission le 15 janvier.
Les législateurs se montrent réceptifs aux demandes de TradFi
Des informations récentes révèlent que certains législateurs américains pourraient être ouverts à l’idée d’interdire les rendements des pièces stables. Selon Sander Lutz, journaliste bien informé sur le sujet, ces discussions se déroulent dans le cadre des négociations bipartites concernant le projet de loi sur la structure du marché de la cryptographie, qui doit être soumis à un vote en commission le 15 janvier.
Mike Novogratz, PDG de Galaxy Digital Holdings, a fait part de sa déception face à cette situation en déclarant : « C’est triste de constater que le Congrès se soucie davantage des marges des banques que des consommateurs ! Les D et les R doivent se demander qui servent-ils ? »
Des acteurs clés expriment leurs inquiétudes
Nic Carter, associé chez Castle Island Ventures et expert reconnu dans le domaine crypto-VC, a également réagi vivement à cette potentielle restriction. Il a affirmé : « S'ils veulent tuer le rendement du stablecoin, autant laisser mourir la facture ». Cette déclaration souligne l'inquiétude croissante parmi les professionnels quant aux conséquences néfastes qu’une telle mesure pourrait avoir sur l’industrie.
Bill Hughes, avocat chez Consensys et participant actif aux discussions autour du projet législatif, reste néanmoins optimiste. Il a partagé son point de vue lors d'une réunion en disant : « Pour ce que ça vaut, j’ai laissé l’appel plus optimiste que je ne l’avais été auparavant... Des pièges existent certes. Mais nous sommes plus proches que jamais ».
Le calendrier législatif et ses enjeux cruciaux
La commission sénatoriale chargée d’examiner ce texte va devoir trancher sur plusieurs questions sensibles comme les rendements stables ou encore les dispositions relatives aux services financiers décentralisés (DeFi). Le sénateur Tim Scott (R-SC), président du comité bancaire sénatorial, a indiqué qu’il était peut-être temps d’avancer vers un vote après « des négociations bipartites de bonne foi ».
Il est important pour les républicains d'obtenir également le soutien démocrate afin que cette proposition puisse passer au Sénat pour un vote final.
Quelles conséquences si le vote échoue ?
Alex Thorn, responsable recherche chez Galaxy Research souligne qu'il est crucial pour ce projet légal d’obtenir entre 7 et 10 votes favorables provenant du camp démocrate pour réussir au sein du comité sénatorial des banques ; il faut atteindre un total minimum requis de 60 voix pour une adoption complète.
Dans l'éventualité où ce vote échouerait lors du passage prévu en janvier prochain, Alex Thorn avertit : « Si le Sénat échoue la semaine prochaine... cela continuera à détériorer le sentiment du marché ». En effet, il prédit aussi qu'un éventuel deuxième vote pourrait s'avérer très compliqué avant 2026 en raison des calendriers parlementaires serrés et des élections intermédiaires imminentes.
Points essentiels à retenir
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Une demande croissante émanant des institutions financières traditionnelles (TradFi) vise à restreindre les rendements offerts par les pièces stables.
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Un échec potentiel lors du vote prévu pourrait compromettre sérieusement l'avenir immédiat du projet législatif actuel.
Cette situation continue donc d’évoluer alors même que différents acteurs tentent d’influencer son issue tout en cherchant à protéger leurs intérêts dans un secteur dynamique mais fragile comme celui-ci.
