La faiblesse des données sur l'emploi aux États-Unis pousse la Fed à accélérer ses réductions de taux d'intérêt

En décembre 2025, les employeurs américains ont créé seulement 50 000 emplois, marquant un ralentissement significatif de l’embauche. Cette situation pousse la Réserve fédérale à envisager une baisse des taux d’intérêt plus rapide lors de sa prochaine réunion. Selon Nigel Green, PDG du DeVere Group, il est impératif d'agir rapidement pour éviter une détérioration économique.

Les créations d'emplois en forte baisse doivent alerter la Réserve fédérale

Les chiffres concernant les créations d’emplois montrent que le marché du travail américain traverse une période difficile. En effet, avec seulement 50 000 nouveaux emplois créés en décembre, l'année précédente a été l'une des plus faibles pour l'expansion de l'emploi depuis longtemps. Les employeurs dans plusieurs secteurs retiennent leurs plans de recrutement en raison des pressions sur les coûts, de l’incertitude politique, et du resserrement des conditions financières.

« Les entreprises ne licencient pas de main-d'œuvre à grande échelle, mais elles refusent d'en ajouter de nouveaux », déclare Nigel Green.

« C'est ainsi que les ralentissements s'aggravent. L'élan s'estompe doucement avant que les dégâts ne deviennent visibles. »

Le taux de chômage masque une demande réelle faible sur le marché du travail

Le taux de chômage a chuté à 4,4 %, mais ce chiffre peut être trompeur selon Nigel Green, qui estime qu'il cache la véritable dynamique du marché du travail. Il affirme que la croissance lente des salaires indique un état fragile plutôt qu’une force stable dans l'économie.

« Les chiffres du chômage sont en retard sur la réalité », dit-il.

« La participation reste faible, les pipelines sont minces et la confiance est en baisse. »

L'inflation diminue tandis que les conditions financières demeurent restrictives

Malgré un certain apaisement des pressions inflationnistes par rapport aux niveaux antérieurs élevés, cela ne doit pas faire oublier la nécessité d'action rapide selon Nigel Green. Il souligne que maintenir une politique stricte pourrait aggraver le risque économique.

« La lutte contre l'inflation est entrée dans une phase différente », avertit-il.

« Maintenir une politique stricte amplifie le risque de baisse. »

De plus, les conditions financières restent rigoureuses pour ménages et entreprises : le crédit demeure coûteux et pénalise particulièrement les petites et moyennes entreprises qui ressentent directement ces effets négatifs.

« Le crédit reste cher », explique Nigel Green.

« Lorsque les coûts d'emprunt restent élevés, cela entraîne un ralentissement des investissements et un gel des embauches.»

Des changements structurels impactent le futur emploi aux États-Unis

Les évolutions technologiques comme l'automatisation et *l'intelligence artificielle* changent également considérablement le paysage professionnel actuel. Nigel Green prévient que ces progrès améliorent la productivité tout en réduisant temporairement la création d’emplois. Il appelle donc à adapter rapidement la politique économique à cette nouvelle réalité.

« La Fed va continuer à assouplir ses mesures mais doit changer son rythme maintenant », dit-il . « Les mouvements progressifs appartiennent à une étape différente du cycle. »

Nigel Green évoque trois baisses possibles des taux avant fin 2026

Selon lui , il existe désormais « trois réductions avant fin 2026 » comme scénario réaliste face aux défis économiques actuels . Green rappelle aussi que retarder toute action aurait probablement des conséquences néfastes pour préserver cette dynamique essentielle : Pclass = “par” > « L’histoire nous enseigne que les banques centrales se trompent rarement en agissant un peu plus tôt.» Le rapport sur l’emploi n’est donc pas simplement informatif ; c’est un signal clair appelant à agir rapidement afin d’éviter toute stagnation prolongée . « Les signaux économiques plaident désormais en faveur de rapidité . La tâche consiste surtout icià protéger cette dynamique avant qu’elle ne s’érode trop . «