Ce qui mettra fin à Bitcoin ne sera pas l'informatique quantique, mais des avancées en matière de stockage d'énergie
Chapô : L'article explore la notion que toutes les formes de valeur, y compris l'argent et le Bitcoin, ne sont que des représentations d'énergie stockée. Il souligne les limites actuelles des technologies de stockage d'énergie et envisage un futur où l'électricité pourrait devenir la monnaie principale. Ce changement radical transformerait notre conception même de la valeur.
Les différentes formes de valeur représentent une énergie stockée
Toutes les formes de valeur reconnues par l'humanité aujourd'hui – qu'il s'agisse d'or, de métaux précieux, d'actifs divers ou même d'argent – se fondent sur une seule idée : elles sont toutes une forme d’énergie stockée. En des termes plus simples, « tout est nourri par le soleil », ce qui signifie que l’énergie sous-jacente à ces valeurs est intrinsèquement liée aux diverses sources énergétiques telles que l’énergie biologique, l’énergie solaire, ou encore l’électricité.
L'argument avancé est que l'argent n'est rien de plus qu'une représentation tangible de cette énergie afin que nous puissions en faire usage dans nos échanges quotidiens.
L'impossibilité actuelle du contrôle total sur l'énergie
Tout au long de notre histoire, les gens ont utilisé diverses formes d’argent pour tenter de capturer cette énergie, mais il reste un fait : « ils n’ont jamais réellement contrôlé ni possédé physiquement l’énergie elle-même ». Ce qu'ils détiennent n’est qu’une preuve temporaire qui leur permet d’accéder à cette énergie quand ils en ont besoin.
Actuellement, les solutions disponibles pour le stockage d'énergie, comme les batteries ou autres dispositifs similaires, présentent des limitations importantes. Elles ne peuvent pas conserver cette énergie indéfiniment et finissent par avoir une date d'expiration. Comme mentionné dans l'article, « la chaleur du soleil frappant la Terre se dissipe dès le lendemain ».
Bitcoin comme simple droit à une utilisation temporaire
Il est également souligné que bien que le Bitcoin soit souvent perçu comme un actif précieux, il ne représente pas véritablement un stockage durable d’énergie. Au contraire, c’est simplement un droit à utiliser une quantité limitée et temporaire d’énergie capturée, « rapidement dissipée » après sa création.
À long terme, si nous réussissons à améliorer nos technologies actuelles pour permettre un stockage efficace et durable de toute l’électricité produite par nos centrales électriques modernes, alors tout débat autour des systèmes monétaires traditionnels deviendra obsolète.
Vers une transformation complète du concept monétaire
Dans ce scénario futuriste où nous maîtrisons parfaitement le stockage énergétique, même des actifs tels que l'or ou le Bitcoin pourraient perdre leur pertinence économique totale, car ils ne seraient pas capables de remplir efficacement ce rôle essentiel.
Le vrai pouvoir résiderait alors dans un dispositif capable non seulement de stocker mais aussi transmettre facilement cette énergie sous différentes formes (comme l'électricité). Un tel outil deviendrait sans conteste une unité monétaire largement supérieure au Bitcoin actuel.
Des ressources naturelles comme le charbon ou le pétrole peuvent être considérées comme des formes alternatives d’énergie stockée ; cependant, elles restent difficilement contrôlables étant donné leur accumulation naturelle sur des millions d’années et leur consommation rapide lors des usages humains.
En définitive, si nous améliorons significativement nos méthodes actuelles pour stocker et utiliser efficacement l’électricité, celle-ci pourrait directement devenir notre monnaie universelle future, remplaçant ainsi tous les intermédiaires superflus tels que Bitcoin et rendant obsolètes même les métaux précieux comme l'or.
