Le fondateur de Bitcoin Fog condamné dans une affaire de blanchiment de crypto de 400 millions de dollars
Le fondateur du service de mixage cryptographique Bitcoin Fog a été reconnu coupable par un tribunal fédéral de blanchiment d'argent lié à la vente de drogues illicites sur le dark web.
Mardi, une délibération qui a duré environ deux jours a conduit le jury à déclarer Roman Sterlingov responsable d'avoir obscurci l'origine des transactions cryptographiques, compliquant ainsi les efforts visant à retracer les produits financiers d'activités criminelles. L’accusation a fait valoir que Bitcoin Fog avait joué un rôle déterminant dans le masquage de transactions de plus de 400 millions de dollars, dont 78 millions de dollars étaient directement liés aux célèbres marchés du dark web.
La condamnation de Sterlingov marque une autre victoire importante dans les efforts intensifiés des États-Unis pour lutter contre les activités criminelles liées aux cryptomonnaies. La série d'actions en justice comprend également la condamnation notable du co-fondateur de FTX, Sam Bankman-Fried, et le dernier règlement avec Binance. Sterlingov, qui possède la double nationalité russe et suisse, a réfuté les allégations concernant son implication dans Bitcoin Fog lors du procès.
Sterlingov risque désormais une peine maximale de 20 ans de prison pour quatre chefs d'accusation de blanchiment d'argent, après avoir déjà passé près de trois ans en détention.
🚨 Breaking : Mise à jour sur la criminalité cryptographique : Verdict de culpabilité dans l'affaire Bitcoin Fog impliquant Roman Sterlingov
Dans une affaire historique, Roman Sterlingov, un ressortissant suédo-russe de 33 ans, a été reconnu coupable par le ministère de la Justice (DOJ) du blanchiment de 336 millions de dollars via Bitcoin Fog, un… pic.twitter.com/O6vSjKcohC
– Carlo⚖️.eth (@DeFiDefenseLaw) 12 mars 2024
Tout au long du procès, qui a duré plus d'un mois, l'accusation a démontré comment les enquêteurs ont retracé les transactions de crypto-monnaie à partir des plateformes du dark web via Bitcoin Fog. Le procès a également décrit une procédure complexe qui aurait été utilisée par Sterlingov il y a plus de dix ans pour enregistrer le nom de domaine Bitcoin Fog.
D'autres preuves présentées par l'accusation suggèrent que Sterlingov a effectué des transactions mineures à partir d'un compte sous son nom, prétendument pour tester les opérations de Bitcoin Fog avant son lancement en 2011. Sterlingov a admis avoir utilisé Bitcoin Fog mais a nié avoir perçu des frais, contrairement aux affirmations de l'accusation.
Le blanchiment de crypto se généralise
Le cas de Sterlingov souligne l'inquiétude croissante quant au rôle des cryptomonnaies dans le blanchiment d'argent, notamment à travers les services conçus pour anonymiser les transactions. Un récent rapport de Chainalysis pour 2024 met en évidence une tendance inquiétante à l’augmentation des activités de blanchiment via des mélangeurs cryptographiques.
Le rapport met en lumière le rôle dominant des transactions liées aux entités sanctionnées, qui représentent 61,5 % de toutes les transactions illicites suivies, pour un montant de 14,9 milliards de dollars en 2023. Beaucoup de ces transactions impliquent des services de cryptomonnaie sous sanctions du Bureau du Département du Trésor américain. Contrôle des avoirs étrangers (OFAC) ou sont basés dans des juridictions sanctionnées.
Parmi les contributeurs importants à ce volume figurait la bourse d'échange basée en Russie Garantex, qui a été sanctionnée pour blanchiment d'argent au profit d'attaquants de ransomware et d'autres cybercriminels. Le dernier cas met une fois de plus en évidence les défis complexes liés à la réglementation des transactions de crypto-monnaie à l’échelle mondiale.
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