La France avertit 90 entreprises de cryptographie menacées de fermeture pour absence de licences européennes

Le régulateur financier français a identifié 90 sociétés de cryptomonnaie opérant sans licences appropriées alors qu'une date limite cruciale approche. Ces entreprises doivent se conformer aux nouvelles règles de l’Union européenne ou fermer leurs portes d’ici juillet 2026. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a averti ces sociétés que la période de transition prendra fin le 30 juin 2026, et celles qui ne respecteront pas la réglementation devront cesser leurs activités à partir du 1er juillet.

La majorité des entreprises choisissent de ne pas demander d’autorisation

Parmi les 90 entreprises identifiées, il est préoccupant de constater que 40 % d'entre elles ont déclaré qu’elles ne demanderaient pas du tout l’autorisation dans le cadre du règlement MiCA. De plus, 30 % travaillent actuellement sur leur candidature, tandis que les derniers 30 % n'ont pas répondu aux demandes du régulateur. Stéphane Pontoizeau, directeur exécutif de la surveillance des intermédiaires de marché à l’AMF, a exprimé sa préoccupation : « Je suis inquiet pour cette inaction ». Il souligne que le régulateur ne peut évaluer si ces entreprises silencieuses envisagent une cessation appropriée ou si elles vont simplement disparaître.

Source : esma.europa.eu

Cette situation engendre des risques significatifs pour les clients détenant des actifs cryptographiques sur ces plateformes. Sans préparation adéquate, ils pourraient rencontrer des difficultés pour accéder à leurs fonds ou transférer leurs avoirs vers des fournisseurs agréés.

MiCA établit un cadre réglementaire uniforme en Europe

Le règlement MiCA est entré en vigueur dans l’Union européenne le 30 décembre 2024, créant ainsi un ensemble de règles uniformes pour les sociétés de cryptographie dans les 27 États membres. Son objectif principal est de protéger les investisseurs tout en fournissant un environnement légal clair pour les entreprises légitimes.Dans ce cadre, toutes les sociétés doivent obtenir une licence auprès des régulateurs nationaux pour opérer à travers l’UE. Ce système permet également aux entreprises agréées dans un pays d’offrir ses services à tous les clients européens.

Cependant, la durée accordée aux entreprises varie selon chaque pays : la France offre une période transitoire de 18 mois, tandis que d'autres comme les Pays-Bas n'accordent que six mois et l'Italie a déjà dépassé son échéance depuis décembre 2025. Cette diversité crée une certaine confusion parmi celles qui exercent dans plusieurs juridictions.

La France impose une réglementation stricte au secteur crypto

La France est désormais considérée comme l’un des régulateurs crypto les plus stricts en Europe. Sur plus de 100 prestataires enregistrés en France, seules environ quatre à six ont obtenu une autorisation complète sous MiCA, représentant un taux d'approbation d'environ 4 %.Avec parmi celles-ci CoinShares ayant reçu son approbation en juillet 2025 et Bitcoin Relai ayant obtenu sa licence en octobre 2025, on trouve aussi Deblock, GOin et Bitstack.D'autre part, depuis fin 2024, le régulateur bancaire français mène aussi d'importantes inspections anti-blanchiment visant diverses plateformes majeures telles que Binance et bloquant jusqu’à 22 sites Internet illégaux proposant des services liés aux cryptomonnaies durant l'année suivante.

Lancement obligatoire de plans de liquidation ordonnée

L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a publié en décembre 2024 des directives incitant toutes les entreprises non agréées à élaborer un plan permettant une fermeture ordonnée afin qu'aucun client ne soit lésé.L'ESMA attend également qu'elles organisent le transfert sécurisé des actifs détenus vers des prestataires agréés. Les orientations précisent enfin que toute demande tardive doit être examinée avec rigueur par les autorités nationales compétentes.

Pousser vers une supervision centralisée au niveau européen

En décembre 2025, la Commission européenne a proposé un renforcement du pouvoir décisionnel au sein de l’ESMA concernant toutes les sociétés crypto opérant dans l’UE afin d’éviter ce qu’on appelle « shopping réglementaire ». La présidente actuelle Marie-Anne Barbat-Layani soutient cette initiative affirmant : « Nous voulons renforcer notre marché européen ». Cependant certains pays tels que Malte ou Luxembourg craignent qu'une telle mesure n'ajoute trop de bureaucratie au processus et n'alourdisse encore davantage la délivrance rapide nécessaire aux licences.

Anticipation d’une consolidation imminente sur le marché crypto

D’après divers analystes économiques spécialisés dans ce secteur dynamique mais complexe*,* il est probable que seuls ceux bien capitalisés pourront continuer leur activité face aux exigences élevées imposées par MiCA,*rendant difficile***l’accès au marché européen pour bon nombre*de petites structures.*Avec moins *de cinq mois avant*la date butoir fixée *pour(*le *1er juillet),ces compagnies doivent choisir entre investir massivementdansla conformitéou quitter totalementle marché français.*Celles agissantdansplusieurs États sont confrontéesàune pression additionnelleen raison del’échéance plus courte imposéeparcertains pays voisins.**Les défis s’accumulent alorsque lassistance financièreet juridique pourrait devenir primordiale*. *

Un compte à rebours crucial vers la conformité

L'identification récente parles autorités françaisesdes90 sociétédémentionnéesillustre clairementla difficultéd'applicationdu nouveau cadre réglementaire européen.Si40%refusentdefaireune demandeet30%restent muets,cela pourrait entraînerla disparitiond'un segmentimportantdumarchécrypto local.C'est donc clairqu'aprèsle31juin,seules certainesentreprisespourrontcontinueràexistersurle marchécrypto rassemblant450millionsdecustomerspotentiels.Celuiqui échouera perdra très probablementl'accèsàunedesplus grandesplaces financièresmondiales,tandisqueles acteurs restantsdevrontchoisir entre se conformeretaux normesstrictes européennesou rechercherdes opportunitésailleurs*.