L'Italie avertit sur les dangers des deepfakes, tandis que le Royaume-Uni dénonce Grok pour ses contenus explicites

L'Italie avertit sur les deepfakes d'IA tandis que le Royaume-Uni critique Grok pour ses contenus explicites

L'autorité italienne de protection des données a mis en garde contre les dangers des deepfakes d'intelligence artificielle (IA), soulignant leurs conséquences sur les « droits et libertés fondamentaux ». Parallèlement, une controverse au Royaume-Uni a vu le gouvernement condamner Grok pour la création d'images sexuellement explicites. Cette situation a entraîné des mesures restrictives concernant l'utilisation de la fonction image de Grok.

L'Italie met en garde contre les dangers des deepfakes

Le 8 janvier, le Garante Per la Protezione dei Dati Personali, l'organisme italien chargé de la protection des données, a publié un communiqué alarmant. Il met en garde utilisateurs et fournisseurs d'outils basés sur l'IA, comme Grok et ChatGPT, concernant les risques liés aux services permettant de générer du contenu à partir d'images ou de voix réelles.

Le Garante souligne que ces services peuvent mener à « de graves violations des droits et libertés fondamentaux » sans consentement clair. En particulier, il mentionne Grok ainsi que Clothoff, ce dernier ayant déjà été bloqué temporairement en octobre 2025 pour avoir permis la création d'images ou vidéos représentant des personnes réelles dans des situations compromettantes.

Collaboration européenne face aux abus liés aux deepfakes

L'autorité italienne travaille avec son homologue irlandaise, la Commission de protection des données (DPC). Cette coopération vise à lutter contre l'utilisation nuisible des deepfakes sur diverses plateformes. Le DPC supervise X, où opère Grok sous Elon Musk. Le Garante se réserve également le droit d'imposer davantage de restrictions aux opérateurs qui ne respectent pas ces normes.

La Commission européenne a également pris position : elle a ordonné à X de conserver tous les documents relatifs à Grok afin d'assurer leur conformité avec les réglementations existantes sur la production d'images sexualisées non consensuelles.

Des critiques au Royaume-Uni face à Grok

Le Premier ministre britannique Keir Starmer n'a pas tardé à réagir : lors d'une interview accordée à Greatest Hits Radio, il qualifie ces créations « honteuses et dégoûtantes », promettant qu'une action serait entreprise face à cette situation inacceptable.

En réponse aux critiques croissantes dans le pays, dès le 9 janvier, Grok a restreint sa capacité à générer images uniquement aux abonnés payants. Cependant, cette décision n'a pas satisfait le gouvernement britannique ; un porte-parole qualifiant cette mesure « faible » et « insultante » envers ceux touchés par misogynie.

Les nouvelles réglementations européennes encadrent mieux l'IA

Dans ce contexte troublant autour du traitement éthique par IA comme Grok, il convient aussi de rappeler que depuis le 1er août 2024 entre en vigueur une nouvelle loi européenne sur l'IA stipulant que tout contenu synthétique doit être indiqué comme tel. Les systèmes causant potentiellement un préjudice sont désormais interdits conformément aux nouvelles législations telles que celle-ci ainsi qu'à la loi européenne sur les services numériques (DSA).

Il ajoute avec fermeté que toutes les entreprises doivent prendre leurs responsabilités pour garantir un environnement digital sain.

Cette série d'événements souligne combien il est urgent pour l'Europe entière, autorités réglementaires comme entreprises,de repenser leur approche face aux défis posés par les technologies émergentes telles que l'intelligence artificielle.