JPMorgan exprime son soutien à Trump, puis fait face à un procès de 5 milliards de dollars
Le conflit entre Donald Trump et JPMorgan Chase s'intensifie alors que Trump poursuit la banque pour 5 milliards de dollars, accusant une rupture injustifiée de leur relation bancaire après l'émeute du Capitole. Ce procès intervient peu après que JPMorgan ait contribué des millions à un PAC pro-Trump, soulignant les tensions croissantes entre le président et le secteur bancaire. Les relations entre Trump et son ancien soutien financier se détériorent également sur fond de divergences politiques.
Résumé
- 6 janvier 2021 : Trump soutient l’assaut contre le Capitole américain.
- 6 janvier 2026 : JPMorgan aurait fait un don à un PAC pro-Trump malgré les critiques de son PDG, Jamie Dimon, sur la fiabilité des États-Unis sous Trump.
- 22 janvier 2026 : Trump intente une action en justice contre JPMorgan pour avoir prétendument rompu leur relation bancaire après l'émeute du Capitole ; la banque rejette ces allégations.
Le 6 janvier 2026, The Street a rapporté que JPMorgan, dirigée par Jamie Dimon, ainsi que des entreprises cryptographiques comme Gemini Trust Company et Foris Dax, ont investi des millions dans un PAC pro-Trump avant les élections américaines de mi-mandat prévues pour le 3 novembre 2026. Cette situation est d’autant plus étonnante que Donald Trump ne sera pas sur le bulletin de vote cette année-là. Ces contributions révèlent l'influence politique grandissante de l'industrie de la cryptographie et montrent comment Trump a changé sa position vis-à-vis des actifs numériques au cours de son deuxième mandat. Le 22 janvier suivant, Trump a déposé une plainte dans un tribunal du comté de Miami-Dade, affirmant que JPMorgan Chase et Dimon avaient rompu leur partenariat bancaire historique suite aux événements du Capitoledue au départ controversé de Trump. Il argue que cette décision était plus motivée par des opinions politiques qu'une préoccupation économique ou réglementaire.
Trump poursuit Dimon pour rupture contractuelle
Trump avait autrefois qualifié Bitcoin d’« arnaque », mais il accepte désormais les dons en actifs numériques tout en soutenant les mineurs américains et appelant à une réglementation claire via des lois comme la loi GENIUS. De manière significative, Jamie Dimon semble avoir assoupli ses positions anti-crypto depuis les dernières élections. L'évolution du discours autour des crypto-actifs par ces deux figures clés indique un tournant majeur dans les dépenses politiques associées aux actifs numériques. Les entreprises se rapprochent davantage des candidats favorables à la cryptographie. Les grandes institutions financières réagissent également ; par exemple, JPMorgan a récemment lancé son dollar numérique appelé JPM Coin sur une blockchain publique et a créé un fonds monétaire tokenisé basé sur Ethereum avec un capital initial de 100 millions de dollars destiné à attirer les clients institutionnels. Dans ce contexte tendu, JPMorgan conteste vigoureusement les accusations formulées dans le procès. La banque a déclaré qu'elle jugeait l'affaire infondée tout en niant toute fermeture d comptes pour raisons politiques ou religieuses.
Les tensions se cristallisent lors du Forum économique mondial
Ce conflit juridique prend place alors qu'un nouvel affrontement public éclate entre Trump et Dimon durant le Forum économique mondial à Davos. Mercredi dernier, Dimon a critiqué la proposition de plafonner les taux d'intérêt des cartes bancaires à 10 %, qualifiant cette idée « désastreuse » qui risquerait d'exclure près de 80 % des Américains du crédit. Dimon n'a pas hésité à affirmer que sous Trump's leadership, « Les États-Unis sont devenus un partenaire économique moins fiable ». Ces commentaires viennent renforcer l'idée selon laquelle même avec un soutien financier conséquent venant d’une grande banque comme JPMorgan, rien n’est garanti dans leurs relations professionnelles lorsqu'il s'agit d'opinions divergentes en matière politique. Un don massif au PAC d’un côté contraste vivement avec une poursuite judiciaire colossale engagée quelques jours plus tard par celui qui reçoit ce soutien financier – illustrant ainsi parfaitement combien peuvent être fragiles ces alliances dans le paysage politique contemporain.
