Kevin Warsh sur le Trésor de la Fed : une hausse de liquidité pourrait-elle mener à une crise obligataire imminente ?
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L'accord sur le Trésor de la Fed proposé par Kevin Warsh soulève des interrogations majeures quant à l'avenir de la politique monétaire, avec des prévisions de baisses de taux pouvant atteindre 3 %. Cette orientation pourrait influencer les marchés financiers en redirigeant les capitaux vers des actifs plus risqués tels que les actions, l'or et les cryptomonnaies. Toutefois, une réduction du soutien aux obligations à long terme pourrait également générer une volatilité importante sur ces marchés.
Kevin Warsh appelle à des baisses de taux significatives
Kevin Warsh a récemment exprimé son souhait de voir les taux d'intérêt diminuer pour se situer dans une fourchette comprise entre 2,75 % et 3,0 %. Selon lui, cette baisse pourrait conduire à une augmentation de la liquidité disponible sur les marchés financiers. Cependant, Bull Theory souligne qu’« il ne s’agit pas seulement de baisses de taux », mettant en avant ce qui se passe en coulisses. Warsh envisage un changement dans la manière dont la Fed gère son bilan en favorisant davantage les bons du Trésor à court terme plutôt que d’investir massivement dans des obligations à long terme. Parmi ses propositions figurent un bilan global réduit, ainsi qu'une régulation stricte concernant le moment où peuvent intervenir des programmes d’achat d’obligations à grande échelle. Une coordination souple avec le Trésor américain sur l’émission des titres représente également un enjeu crucial selon sa vision. Bull Theory remarque que « si le cadre de Warsh conduit à une baisse des rendements réels... cela soutient généralement les actifs à risque comme les actions, l'or et la cryptographie ».
Les risques liés aux fluctuations du marché obligataire
Le plan proposé par Kevin Warsh comporte aussi un risque accru pour le marché obligataire. Bull Theory avertit que « les obligations elles-mêmes pourraient être confrontées à de la volatilité » alors même que la Fed réduira son soutien aux rendements longs. En parallèle, le gouvernement émet massivement des titres du Trésor, ce qui pourrait faire grimper les rendements lorsque les investisseurs privés exigeront plus pour compenser leur risque. Actuellement, nos niveaux d'endettement sont comparables aux proportions observées pendant la Seconde Guerre mondiale face à notre production économique actuelle. Les paiements annuels d'intérêts approchent désormais presque le billion de dollars. Selon certaines analyses : « même une légère baisse des rendements permettrait au gouvernement d’économiser des dizaines de milliards en coûts ». L'expérience passée du Japon entre 2016 et 2024 illustre certains pièges potentiels ; sa Banque centrale avait accumulé plus de 50 % des obligations d'État circulantes sans parvenir à stabiliser suffisamment son yen ni garantir la liquidité nécessaire au marché obligataire.
L'impact historique soulève des inquiétudes économiques
Un précédent historique majeur est celui établi durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Fed a plafonné ses rendements obligataires longs autour de 2,5 % pour maintenir bas ses coûts d’emprunt tout en alimentant finalement l’inflation dans l’économie américaine. Ces décisions ont mené vers un effondrement du cadre fixé par la Fed au cours des années suivantes alors que déséquilibres économiques croissants sont apparus. Les expériences vécues par divers pays comme l’Australie entre 2020 et 2021 montrent également comment chaque tentative maladroite ou tardive pourrait nuire gravement non seulement aux taux mais aussi à *la crédibilité* institutionnelle impliquée auprès du public et investisseur ; on observe alors souvent « ...les devises s’affaiblissent...». Ainsi se dessine ici une tension centrale dans toute proposition faite par Warsh : comment concilier allègement fiscal tout en maintenant stabilité sur un marché instable ? --- Cet article met donc clairement en lumière non seulement l'ambition derrière cet accord conçu sous Kevin Warsh mais aussi tous ces enjeux cruciaux qui justifient prudence et vigilance tant au niveau national qu'international face aux mouvements financiers potentiellement instables.
