L'ESMA propose des lignes directrices strictes pour protéger les entreprises conformes à la MiCA contre les entités non-MiCA
Points clés à retenir Le document souligne la nécessité de protéger les investisseurs basés dans l’UE et les CASP conformes à la MiCA contre toute influence indue d’entités non conformes à la MiCA.
L'ESMA acceptera une consultation publique sur les deux documents jusqu'à fin avril
L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a franchi une étape importante dans l’élaboration du paysage réglementaire des actifs cryptographiques dans l’Union européenne (UE). Dans deux documents de consultation publiés le 29 janvier, l'ESMA s'est concentrée sur la création de normes et de lignes directrices pour la mise en œuvre de la réglementation sur les marchés de crypto-actifs (MiCA).
Le premier document de consultation, sollicitant des commentaires jusqu'au 19 avril 2024, présente des lignes directrices visant à clarifier les règles de la MiCA, adoptées l'année dernière. L’ESMA vise à garantir que les clients des fournisseurs de services d’actifs cryptographiques (CASP) bénéficient de tous les droits et protections accordés par MiCA. Le document souligne la nécessité de protéger les investisseurs basés dans l’UE et les CASP conformes à la MiCA contre toute influence indue d’entités non européennes et non conformes à la MiCA.
Pour y parvenir, il serait interdit aux entreprises non européennes de mener des activités de sollicitation au sein de l’UE. La sollicitation comprend la publicité, les accords de parrainage et même le soutien d'influenceurs ou de célébrités. L’ESMA met l’accent sur une interprétation large de la « personne sollicitant », englobant l’entreprise d’un pays tiers ou toute entité ou personne agissant en son nom. Toutefois, la relation entre l'entreprise d'un pays tiers et la personne qui sollicite ne doit pas nécessairement être contractuelle. Une dispense est prévue si le client, de sa propre initiative, contacte le cabinet et demande le service.
Le deuxième document de consultation, également publié le même jour, se concentre sur la cryptographie en tant qu’instrument financier. Il précise que les actifs cryptographiques qui ne relèvent pas du champ d’application des autres cadres juridiques de l’UE applicables aux instruments financiers sont probablement mais pas automatiquement soumis au cadre MiCA. L'ESMA acceptera une consultation publique sur les deux documents jusqu'à fin avril, et des lignes directrices devraient être publiées d'ici fin décembre conformément à la MiCA.
La décision de l'ESMA s'aligne sur son mandat consistant à élaborer des normes techniques et des lignes directrices pour des dispositions spécifiques de la MiCA. Les limitations imposées aux entreprises de pays tiers fournissant des services sur crypto-actifs et l’interprétation étroite de l’exemption de sollicitation inversée sont des aspects clés de ces lignes directrices.
La sollicitation inversée, dans laquelle un client potentiel s'adresse à une entreprise pour des services d'actifs cryptographiques, est autorisée à titre d'exemption au cadre MiCA. Cependant, l’ESMA considère qu’il s’agit d’une exemption limitée pour les entreprises de pays tiers. Les régulateurs, y compris les autorités nationales compétentes, protégeront activement les investisseurs basés dans l’UE et les CASP conformes à la MiCA contre les incursions indues d’entités non européennes et non conformes à la MiCA.
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