Maduro régnait sur un État narcoterroriste au Venezuela. A-t-il aussi eu recours à la cryptographie ?

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a plaidé non coupable cette semaine devant un tribunal de New York pour des accusations de narcoterrorisme. Cette annonce survient seulement cinq jours après sa capture à Caracas par les autorités américaines. Le procès soulève des questions sur l'implication de la cryptomonnaie dans ces activités criminelles.

Les tribunaux américains ont compétence sur Maduro grâce à sa capture

Le procès contre Nicolas Maduro avance aux États-Unis, suscitant des réactions variées allant de l'espoir d'un changement politique à la colère face à l'interventionnisme américain. Des interrogations se sont posées concernant la possibilité qu'il soit jugé par un tribunal américain en raison des circonstances entourant sa capture.

Ari Redbord, responsable de la politique chez TRM Labs et ancien procureur fédéral, a expliqué que « une fois qu'un accusé se trouve sur le sol américain, les tribunaux américains ont compétence pour poursuivre en vertu du droit américain ». Selon lui, même des allégations d'enlèvement ne peuvent généralement pas empêcher une poursuite.

Les preuves accablantes derrière les accusations de narcoterrorisme contre Maduro

L’acte d’accusation affirme que Maduro et plusieurs hauts responsables vénézuéliens ont maintenu des liens étroits avec des réseaux internationaux de trafic de drogue au cours des deux dernières décennies. Les procureurs soutiennent que ces relations facilitaient l'introduction de drogues illicites aux États-Unis tout en permettant aux acteurs impliqués d’en tirer profit.

Ari Redbord a déclaré : « Ce qui différencie cette affaire d'une affaire typique de drogue, c'est l'abus d'autorité officielle ». L'acte décrit comment Maduro aurait permis l'utilisation du ciel et des routes maritimes vénézuéliennes pour favoriser les cartels dans leur commerce illégal.

La cryptomonnaie dans le contexte du narcoterrorisme présumé

La nature décentralisée et sans frontières des cryptomonnaies attire également les acteurs malveillants cherchant à contourner les sanctions ou éviter la détection. Cependant, selon Ari Redbord, aucune preuve n’a été trouvée jusqu’à présent indiquant que Maduro ou son entourage utilisaient effectivement la cryptographie pour leurs opérations criminelles.

Cependant, il est indéniable que la cryptomonnaie joue un rôle majeur au Venezuela où elle est devenue une bouée de sauvetage face à une économie effondrée. En 2018, le pays a connu une inflation atteignant 130 000 %, poussant ainsi beaucoup vers le Bitcoin comme alternative viable au bolivar local.

L'impact quotidien de la cryptomonnaie au Venezuela malgré son échec gouvernemental

D'après un rapport réalisé par TRM Labs, le Venezuela se classe au 11ème rang mondial en matière d'adoption des actifs numériques. Un système bancaire dysfonctionnel et une hyperinflation chronique ont amené une large partie de la population à recourir aux cryptomonnaies dans leur vie quotidienne.

Ari Redbord souligne : « C'est pourquoi nous voyons la cryptographie utilisée quotidiennement au Venezuela d'une manière que nous ne voyons pas encore aux États-Unis ». Les initiatives gouvernementales comme celle du Petro, introduit en 2018 comme crypto-monnaie soutenue par l'État afin de contourner les sanctions financières américaines, n'ont cependant pas rencontré le succès escompté.« Maduro était soumis à une pression croissante... Le Petro a échoué commercialement et technologiquement mais montre que le régime expérimentait avec la cryptographie », ajoute-t-il.

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