La majorité des chaînes d'approvisionnement ne seront pas prêtes à garantir la transparence
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À partir de 2026, l'Union européenne imposera des passeports numériques pour tous les produits, rendant obligatoire la transparence sur leur origine, composition, transport et impact environnemental. Les entreprises doivent se préparer à cette révolution réglementaire, car celles qui négligent ces exigences risquent des sanctions sévères. La technologie blockchain apparaît comme une solution essentielle pour garantir la conformité tout en transformant ce défi en opportunité concurrentielle.
Les passeports numériques transforment la chaîne d'approvisionnement
Selon le règlement européen sur l'écoconception pour les produits durables (ESPR), un registre central des passeports numériques doit être opérationnel d'ici le 19 juillet 2026. Ce changement impose aux entreprises de fournir des données lisibles par machine concernant chaque étape du cycle de vie d'un produit. Plus de 30 catégories seront concernées d'ici 2030, engendrant une réingénierie nécessaire des systèmes actuels souvent obsolètes.
Actuellement, beaucoup reposent sur des systèmes fragiles tels que des feuilles de calcul ou des bases de données cloisonnées qui ne garantissent pas l'intégrité ni la vérifiabilité des données. Un livre blanc du European Circular Tech Forum souligne que cet écart dans les systèmes entrave sérieusement la capacité à répondre aux nouvelles exigences réglementaires.
L'importance cruciale d'une infrastructure robuste
Malgré certaines critiques considérant ces passeports comme un simple excès bureaucratique, il est impératif d'adopter une approche proactive face aux DPP (Digital Product Passports). Ces documents nécessitent une collecte fiable et vérifiable entre parties indépendantes tout en préservant la confidentialité sensible.
La blockchain se présente comme une solution efficace permettant cette traçabilité inaltérable grâce à son architecture décentralisée. Bien que certains soulignent le coût initial élevé, le risque plus important réside dans le non-respect réglementaire pouvant conduire à des amendes ou même à l'exclusion du marché européen.
Une adoption croissante et prometteuse de la blockchain
Le marché mondial dédié à la traçabilité basée sur la blockchain devrait passer d'environ 2,9 milliards USD en 2024 à 44,3 milliards USD d’ici 2034. Cela démontre une demande accrue pour plus de transparence dans les chaînes d'approvisionnement. Des exemples concrets illustrent déjà cette transition : VeChain utilise divers outils technologiques pour assurer un suivi complet depuis les matières premières jusqu'à la vente finale avec plus de 300 cas réels, tandis qu'OpenSC permet aux consommateurs et régulateurs certifiés d'accéder facilement aux informations pertinentes via QR codes.
Anticiper avant qu'il ne soit trop tard
L’établissement obligatoire des passeports numériques constitue bien plus qu’une simple formalité administrative ; c'est un appel urgent au changement pour toutes les entreprises engagées dans le commerce international. Les délais approchent rapidement mais nombre d'entre elles continuent encore avec leurs méthodes traditionnelles peu fiables.
En intégrant dès maintenant une infrastructure basée sur la blockchain, ces sociétés pourront s'assurer non seulement leur conformité mais également renforcer leur position compétitive face à un environnement commercial en constante évolution où chaque acteur devra rendre compte clairement et précisément.Le temps presse ; ceux qui agiront rapidement établiront sans doute leur domination alors que ceux qui tarderont pourraient faire face au déclin inexorable résultant du non-respect réglementaire.
### Antoine Jour Antoine Jour, directeur marketing chez VeChain avec vingt ans d'expérience dans l'innovation technologique, est focalisé sur Web3 et Blockchain depuis 2017 après avoir occupé divers postes chez Deloitte et IBM.
