Le marché des cryptomonnaies se redressera-t-il après la fin de la fermeture du gouvernement américain ?

Le marché des cryptomonnaies a montré des signes de stabilisation le 4 février après la signature d'un projet de loi par le président américain Donald Trump, mettant fin à une courte paralysie du gouvernement. Ce développement a apporté un certain répit aux investisseurs, bien que les incertitudes demeurent. Les prochaines données macroéconomiques et l'échéance de financement du 13 février seront déterminantes pour l'orientation future du marché.

Voici les points clés à retenir :

  • La crypto a rebondi après que l’incertitude politique se soit atténuée grâce à l’accord de fermeture.
  • La récente vente massive a été motivée par les liquidations et l'aversion au risque.
  • L’attention se porte désormais sur les données macroéconomiques de février et sur la prochaine échéance de financement.

Après la signature du projet de loi, Bitcoin est revenu autour des 76 000 $ pendant les heures de négociation en Asie, ayant fortement oscillé durant le week-end. À son point le plus bas le 3 février, Bitcoin avait chuté jusqu'à environ 73 100 $, marquant son niveau le plus faible depuis avant la victoire électorale de Trump en 2024. Le marché global des cryptomonnaies s'est stabilisé avec une capitalisation boursière totale atteignant près de 2,7 billions de dollars.

Cependant, cette baisse était due à une liquidité réduite durant le week-end, aux liquidations forcées et à la prudence générale des investisseurs. Des altcoins majeurs comme Ethereum (ETH) ont aussi connu une chute significative, ETH tombant sous les 2 200 $ avant d'amorcer un léger redressement. L'activité commerciale a augmenté avec ce rebond des prix, suggérant que certains traders prennent position à court terme face aux développements politiques récents.

La fermeture partielle du gouvernement impacte sévèrement les marchés

La fermeture partielle du gouvernement américain a débuté le 31 janvier, lorsque les législateurs n'ont pas réussi à trouver un accord sur le financement en raison principalement de désaccords concernant le budget du ministère de la Sécurité intérieure et sa politique d'immigration. Cela a eu pour conséquence d'affecter plusieurs agences fédérales et provoqué des retards dans la publication cruciale des données économiques.

Le 3 février, Donald Trump a signé un programme qui prolongeait le financement jusqu’en septembre 2026, bien que celui concernant le DHS ait seulement été étendu jusqu'au 13 février. Ce projet a été adopté avec peine par la Chambre suite aux divisions internes au sein du Parti républicain qui ont freiné son avancement.

Pendant cette période d'incertitude politique accrue, l'exposition aux actifs risqués s'est vue réduite dans divers marchés financiers incluant celui des cryptomonnaies qui sont souvent corrélés avec les actions axées sur la croissance. Néanmoins, après l'adoption du projet de loi mentionné précédemment, une partie cette pression vendeuse semble s'être relâchée grâce à quelques achats sélectifs en baisse.

Les défis futurs menacent stabilité retrouvée

Bien que ce rebond soit perçu comme un soulagement temporaire plutôt qu’un retour définitif vers une tendance haussière durable, il reste soumis à plusieurs tests cruciaux dans les jours prochains. Les fluctuations passées ont révélé des ventes massives suivies parfois rapidement par des reprises dans un contexte marqué par une faible liquidité sur le marché.

Aujourd'hui apaisé en apparence, il demeure encore fragilisé selon certains indicateurs techniques qui montrent que beaucoup reste à faire pour réparer complètement les dommages causés lors des épisodes précédents. Ainsi tous les yeux sont tournés vers la date fatidique du 13 février, moment où expirera également le financement dédié au DHS ; si aucun nouvel accord n’est atteint cela pourrait raviver craintes et tensions sur ces actifs considérés comme risqués.

D'autres repères importants incluent également l'attente autour des chiffres américains liés à l'inflation attendus plus tard ce mois-ci ainsi que ceux relatifs à l'emploi prévus pour débuter vers le 6 février. Ces rapports pourraient influencer non seulement conditions générales mais également attentes vis-à-vis politiques futures émanant notamment de la Réserve fédérale américaine.