Les matières premières s'envolent : l'argent dépasse 100 $/once et l'or frôle les 5 000 $
Le marché des métaux précieux connaît une volatilité sans précédent, avec l’or qui frôle les 5 000 dollars l’once et l’argent qui franchit pour la première fois la barre des 100 dollars l’once. Ce contexte économique est intensifié par des tensions géopolitiques et des fluctuations sur le marché du pétrole, exacerbées par les menaces du président américain Donald Trump à l'encontre de l'Iran. Alors que ces événements influencent fortement les marchés, les investisseurs restent attentifs aux évolutions futures.
L’argent a franchi la barre des 100 $
Les prix de l'argent ont atteint un niveau historique sur le COMEX vendredi, dépassant pour la première fois 100 dollars l'once. Cette hausse spectaculaire de plus de 6,5 %, enregistrée jeudi après une courte période de consolidation, témoigne d'un intérêt grandissant pour ce métal précieux.
En seulement un an, le prix de l'argent a triplé, tandis que celui du platine a également connu une forte augmentation. Le ratio entre le prix de l'or et celui de l'argent se situe désormais à 50, contre 90 il y a un an. David Morrison, analyste chez Trade Nation, commente : « Cela ressemble vraiment à un marché en pleine explosion... Il existe énormément de FOMO (peur de manquer), ce qui peut potentiellement faire monter les prix encore plus ». Cependant, il met en garde : « La nature prolongée de ce rallye augmente naturellement la probabilité d’un renversement significatif et soudain ». Au moment où cet article est rédigé, le contrat d’argent actif s’échangeait autour de 99,442 $, après avoir atteint un pic à 100,160 $.
L’or s’approche progressivement des 5 000 dollars
Même si la montée fulgurante du prix de l'argent attire tous les regards, l'*or* n'est pas en reste et se rapproche dangereusement du seuil historique des *5 000 dollars*. Vendredi dernier sur le COMEX, il a été enregistré à *4 969,69 dollars* par once.
Depuis le début de cette année, son prix a augmenté d'environ *14 %*. Cette hausse est partiellement due aux inquiétudes suscitées par les intentions déclarées du président Trump concernant des droits douaniers imposés aux partenaires européens liés au Groenland. Bien qu’il ait temporairement chuté sous *4 800 dollars* jeudi suite à une annonce apaisante sur ce sujet politique délicat, évitant ainsi une escalade tarifaire, « L’or n’est pas retombé aux niveaux observés avant escalade mais s’est stabilisé à des niveaux plus élevés », déclare Thu Lan Nguyen chez Commerzbank AG. Nguyen souligne : « Cela indique déjà que le marché reste prudent quant à l’évaluation complète des risques associés aux ambitions américaines au Groenland », ajoutant que si un accord amiable était conclu rapidement entre les États-Unis et leurs partenaires européens concernant cette situation tendue liée au Groenland, cela pourrait entraîner une baisse significative du prix actuel.
Le pétrole rebondit face aux tensions internationales
Sur fond d'incertitudes géopolitiques croissantes dans le Golfe Persique liées aux nouvelles menaces proférées par Donald Trump envers *l’Iran*, les prix du *pétrole* ont connu un rebond important. Les craintes d'une action militaire perturbant les approvisionnements en brut sont exacerbées par la crise actuelle au Kazakhstan où la production pétrolière subit aussi plusieurs interruptions.
Dès vendredi matin précédemment cité dans cet article; alors même qu'ils avaient initialement baissé suite au retrait partiel des menaces tarifaires contre *l'Europe*, ils ont repris leur ascension grâce aux préoccupations liées au Groenland.
Trump a déclaré qu’une *« armada »* était envoyée vers *l'Iran*, insistant sur son espoir que celle-ci ne soit pas déployée mais avertissant Téhéran contre toute violence ou relance éventuelle de son programme nucléaire. À noter qu’un responsable américain avait confirmé récemment qu'un porte-avions et plusieurs destroyers devraient bientôt rejoindre la région. Enfin concernant le Kazakhstan ; Chevron signale toujours aucune reprise sur son champ pétrolier majeur après un incendie ayant conduit à sa fermeture lundi dernier ; cette situation crée davantage d’incertitude dans un secteur déjà fragilisé face à divers incidents récents. Au moment où nous écrivons ces lignes ,le baril brut West Texas Intermediate se négociait autour de *61,04 $* (+ *2,9 %) tandis que celui du Brent atteignait ***65 ,83 $ (+ 2 ,8% ) . Morrison conclut : « Les prochaines semaines révéleront si les baissiers sont prêts à lancer une nouvelle attaque... Alternativement ,il pourrait y avoir changement tendance ».
