Microsoft (MSFT) : est-il judicieux d'acheter après une baisse de 22 % ?
Chapô
L’action de Microsoft a subi une chute significative de 22 % après l’annonce des résultats du deuxième trimestre 2026, suscitant des inquiétudes concernant sa stratégie en matière d’intelligence artificielle (IA). Le lancement de son assistant virtuel Copilot n’a pas répondu aux attentes, avec seulement 15 millions de licences vendues sur les 400 millions disponibles. Parallèlement, la croissance des revenus d’Azure, bien que supérieure aux prévisions, montre des signes de ralentissement.
La chute brutale du titre Microsoft inquiète Wall Street
Le titre Microsoft Corporation a enregistré une baisse spectaculaire de 22 %, atteignant un prix de clôture de 393,58 $ le 5 février 2026, comparé à un sommet historique à 555 $. Cette dégringolade fait suite à la publication des résultats financiers du deuxième trimestre qui révèlent des défis croissants dans le domaine de l'intelligence artificielle. Malgré une hausse annuelle des revenus de 16,7 %, les investisseurs sont inquiets quant à l'avenir et remettent en question la dynamique autour de l'IA. Plus particulièrement, l'adoption du produit phare Copilot reste faible par rapport aux objectifs fixés.
L’adoption limitée de Copilot soulève des préoccupations
L’assistant virtuel Copilot peine à s’imposer sur le marché professionnel. Avec seulement 15 millions de licences vendues pour Microsoft 365 sur un potentiel total disponible de 400 millions, cela représente un taux d’adoption très modeste d’environ 3,7 %. Bien que ce chiffre ait doublé par rapport à l’année précédente, il est jugé décevant par les investisseurs. Cependant, Microsoft observe un certain succès chez les développeurs : les abonnements payants pour ces derniers ont crû de 77 % par rapport au trimestre précédent. De plus, dans le secteur médical, Dragon Copilot soutient désormais plus de 100 000 professionnels et a permis le traitement d’une impressionnante quantité de rendez-vous patients – environ 21 millions, soit un triplement en glissement annuel.
Le ralentissement inattendu dans la croissance d’Azure inquiète
Les revenus générés par la plateforme cloud Azure ont connu une augmentation annuelle solide mais inférieure aux attentes : +39 %. Ce chiffre dépasse cependant les prévisions anticipées par Wall Street qui étaient fixées à *37,1%*. Ce ralentissement est perçu comme un avertissement alarmant pour les investisseurs. Un manque apparent d'infrastructure adéquate au sein des centres de données constitue une contrainte importante pour cette croissance. En effet, le carnet commandé auprès des clients a grimpé jusqu’à atteindre la somme impressionnante *625 milliards* $, augmentant ainsi considérablement également la dépendance envers cette infrastructure essentielle pour leurs solutions basées sur l'IA.
La concentration autour d’OpenAI présente un risque majeur
Une analyse approfondie révèle qu’OpenAI représente actuellement environ *281 milliards* $ ou *45 %* du carnet total engagé par Microsoft. Cette situation soulève plusieurs questions sur la viabilité financière future étant donné qu'OpenAI ne dispose pas encore des liquidités nécessaires pour honorer ses engagements rapidement et doit donc compter sur ses investisseurs et ses futurs revenus. Lors d'une récente conférence téléphonique consacrée aux résultats financiers, le directeur financier a mis en lumière cette vulnérabilité potentielle due à cette forte concentration. Les actionnaires commencent également à exprimer leur mécontentement; certaines poursuites judiciaires ont été lancées en février 2026 alléguant que Microsoft aurait induit ses investisseurs en erreur quant à sa dépendance vis-à-vis d'OpenAI. Alors même que Microsoft continue d'investir massivement dans son infrastructure IA – avec plus *37,5 milliards* $ dépensés au cours du dernier trimestre –, cela pèse néanmoins sur leurs marges bénéficiaires globales alors que certains segments tels que More Personal Computing montrent déjà une contraction significative avec -3 %, tandis que leurs revenus liés aux jeux baissent également (-9 %). En ce qui concerne l'évaluation boursière actuelle selon le ratio cours/bénéfice (P/E), celui-ci s'établit maintenant autour *26,5* ; c'est sa valeur la plus basse depuis trois ans comparée au multiple P/E moyen du Nasdaq-100 fixé actuellement autour *32,8*. Les analystes anticipent même qu’un bénéfice net pourrait atteindre jusqu'à *19,06 $* lors exercicce fiscal suivant (2027), suggérant ainsi une valorisation encore moins élevée avec un P/E projeté passant sous *22* Néanmoins malgré ces incertitudes financières pressantes affichant toujours une génération robuste flux trésorerie libre (25 %) associée marge opérationnelle confortable (46 %), indiquant ainsi qu’il y reste malgré tout beaucoup potentiel inexploité pour continuer son ascension qui pourrait redynamiser cet acteur technologique incontournable dont La capitalisation boursière demeure respectivement évaluée près *2900* milliards $.
