Les négociants en argent font face à un enjeu crucial entre 115 et 120 dollars l'once. Quelle est la situation de la cryptographie ?
La récente flambée du prix de l'argent a suscité des débats animés parmi les analystes financiers. Alors que certains prévoient une chute imminente, d'autres évoquent un potentiel de hausse grâce à des facteurs structurels. Les marchés de la cryptomonnaie observent attentivement cette dynamique, cherchant des indices sur le sentiment global du risque.
Résumé
- L’argent a connu une perte de plus de 60 % en janvier et environ 275 % sur l’année écoulée, rappelant les explosions passées et signalant des excès spéculatifs.
- Citigroup prévoit un objectif à court terme de 150 dollars l’once, citant sept années consécutives de déficits d'approvisionnement et une demande industrielle record.
- Bitcoin, Ethereum et Solana sont proches des sommets du cycle alors que les traders surveillent le pic de l’argent pour détecter des indicateurs d’appétit pour le risque.
Un Blow-Off Top ou un or sous stéroïdes ?
Le prix de l'argent a atteint un niveau record à 119 $ l'once, entraînant une augmentation spectaculaire de plus de 60 % en janvier et environ 275 % au cours de l'année passée. Marko Kolanovic, ancien stratège en chef chez JPMorgan, indique qu’il est « presque garanti que l’argent chutera d’environ 50 % par rapport à ces niveaux d’ici un an environ ». Il qualifie cette montée d’explosion spéculative motivée par « un comportement d’achat dynamique et trading mème plutôt que par des fondamentaux durables ». Le trader Peter Brandt souligne quant à lui que « près de deux années de production mondiale ont été négociées sur les bourses mondiales – plus de 1,5 milliard d’onces », ce qui représente la plus forte intensité depuis le sommet historique en 2011.
Toutefois, Citigroup maintient son optimisme avec un objectif révisé à 150 dollars, considérant l’argent comme « or au carré » ou « or sous stéroïdes », mettant en avant une forte demande physique couplée à des flux spéculatifs importants. L’iShares Silver Trust a enregistré des transactions approchant les 40 milliards $, comparable aux volumes observés dans le SPDR S&P 500.
L’étanchéité structurelle confronte le risque réel d’une bulle
Les partisans du marché soulignent qu'il ne s'agit pas simplement d'une répétition du scénario catastrophe vécu en 1980. Ce marché présente sept années successives marquées par des déficits dans l'offre alors que la demande industrielle atteint ses niveaux historiques. La fabrication solaire devrait absorber entre 120 et 125 millions d’onces dès 2026, tandis que les véhicules électriques pourraient consommer entre 70 et 75 millions d’onces supplémentaires. De plus, la décision récente prise par la Chine reclassifiant l'argent comme matériau stratégique limite encore davantage son offre disponible avec un resserrement annoncé sur les licences d'exportation dès le premier janvier prochain.
Cependant, HSBC avertit qu’il est « peu probable que l’argent soit devenu une nouvelle valeur refuge », notant que lorsque les prix se rapprochent trop rapidement ceux de l'or, cela entraîne souvent une correction brutale. Kolanovic ajoute également que les bulles dans le secteur des matières premières finissent généralement par « entrer en collision avec la réalité physique » , affectant ainsi sérieusement la demande industrielle tout en stimulant simultanément le recyclage.
Les marchés crypto suivent attentivement cette évolution
Ce mouvement ascendant coïncide avec un regain notable dans le monde numérique où Bitcoin (BTC) se situe autour de 88 235 $, affichant même récemment un maximum proche de 90 476 $, tandis qu'Ethereum (ETH) oscille autour de *2 953 $, avec environ *23,4 milliards* échangés pendant ces dernières heures. Solana se négocie également autour *192 $, enregistrant une hausse modeste.*
Pour ceux qui tradent sur base macroéconomique dans cet univers crypto, la situation actuelle concernant l'argent semble étrangement familière : elle reflète celui-ci comme actif rare associé à un véritable risque politique face à une liquidité qui se tarit progressivement. La question demeure si cette phase intense sera suivie soit par une explosion classique digne du phénomène mème ou si cette fois-ci suffisamment pression industrielle accompagnée par la constitution stratégique saura prévenir toute implosion anticipée.
