Paxful versera 4 millions de dollars pour transférer des fonds associés à des activités illégales
Paxful condamné à une amende de 4 millions de dollars pour son implication dans des activités criminelles
L'échange cryptographique Paxful a été condamné à verser 4 millions de dollars après avoir reconnu avoir sciemment profité d'activités criminelles sur sa plateforme. Le ministère de la Justice a précisé que cette sanction faisait suite à un plaidoyer coupable en décembre, concernant un complot visant à promouvoir la prostitution illégale et à violer les exigences en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. Entre janvier 2017 et septembre 2019, Paxful a facilité plus de 26 millions de transactions, générant près de 3 milliards de dollars.
Paxful a admis avoir négligé les contrôles anti-blanchiment
Le ministère de la Justice a révélé que Paxful avait volontairement attiré des criminels en vantant son absence de contrôles anti-blanchiment. Andrew Tysen Duva, procureur général adjoint, a affirmé : « Paxful a profité du transfert d'argent pour des criminels qu'il a attirés en vantant son manque de contrôles anti-blanchiment d'argent ».
Les procureurs ont noté qu'un des clients notables était le site Backpage, connu pour héberger des annonces liées à la prostitution illégale avant sa fermeture par les autorités. Ils ont ajouté : « Les fondateurs de Paxful se sont vantés de « l'effet Backpage », qui a permis à l'entreprise de se développer ».
Paxful génère des profits grâce aux activités illicites
Entre 2015 et 2022, la collaboration avec Backpage et un site similaire aurait permis à Paxful d'engranger 2,7 millions en bénéfices liés aux activités illicites. De plus, au cours du même intervalle, Paxful aurait réalisé plus 29,7 millions en revenus.
Malgré une amende maximale théorique fixée à 112,5 millions, les procureurs ont déterminé que l’entreprise ne pouvait payer que 4 millions.
Paxful cesse ses opérations après un scandale grandissant
La plateforme cryptographique a annoncé l'arrêt définitif de ses opérations en novembre dernier. Dans un article supprimé depuis lors, elle justifiait cette décision par « l'impact durable d'inconduites historiques » commises par ses anciens co-fondateurs Ray Youssef et Artur Schaback.
Ray Youssef lui-même s'est exprimé sur cette situation : « L'entreprise aurait dû fermer ses portes lorsque j'ai quitté l'entreprise il y a deux ans ».
Artur Schaback est également impliqué dans ce scandale ; il a plaidé coupable en juillet 2024 pour ne pas avoir maintenu un programme efficace contre le blanchiment d'argent et attend actuellement sa condamnation prévue pour mai prochain.
Des enquêtes gouvernementales toujours actives autour du dossier
Les autorités américaines n'ont pas encore nommé ni inculpé Ray Youssef dans le cadre du dossier relatif à Paxful. En attendant son audience prévue pour mai prochain concernant sa condamnation potentielle liée au non-respect des règles anti-blanchiment.
Ce cas met clairement en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les plateformes financières décentralisées dans leur quête pour établir une conformité stricte aux lois régissant le secteur financier traditionnel tout en protégeant leurs utilisateurs contre les abus liés aux activités criminelles.
