« Projet de loi sur la cryptographie : Le Comité sénatorial de l'agriculture publie ses recommandations »

Le projet de loi sur la cryptographie présenté par la commission sénatoriale de l’agriculture cherche à clarifier la régulation des actifs numériques aux États-Unis. Il propose que la CFTC supervise principalement les marchés au comptant, tandis que le comité bancaire opterait pour une approche plus restrictive avec un pouvoir accru pour la SEC. Ce texte bénéficie d'un soutien bipartisan mais fait face à des préoccupations au sein de l'industrie.

La CFTC prend le contrôle du marché des cryptomonnaies

Le projet de loi en discussion attribue à la **Commodity Futures Trading Commission (CFTC)** la responsabilité principale de réguler les marchés de cryptographie au comptant. Selon cette proposition, les « produits numériques » sont définis comme des actifs basés sur la blockchain utilisés pour différents usages tels que les paiements ou les frais de réseau. Ces actifs ne seront pas considérés comme des titres sauf s'ils sont vendus sous forme de contrats d'investissement. Cette clarification apporte une meilleure compréhension réglementaire pour les entreprises du secteur, tout en réduisant l'influence directe de la SEC sur les jetons non liés à un titre.

Une vision divergente entre le Comité sénatorial agricole et le Comité bancaire

Alors que le projet du comité agricole favorise un cadre clair avec moins d'incertitudes réglementaires, le Comité sénatorial des banques adopte une approche différente qui accorde davantage de pouvoir à la SEC. Son plan introduit des catégories appelées « actifs auxiliaires », permettant ainsi à cette dernière d'évaluer chaque cas individuellement pour déterminer si ces actifs doivent être classés comme titres. Cette disparité pourrait compliquer davantage le paysage réglementaire et limiter l'autorité immédiate de la CFTC dans ce domaine.

Un soutien bipartisan mais des tensions au sein du secteur

Le projet bénéficie d'un large soutien bipartisan, illustré par l'adoption antérieure en juillet 2025 par la Chambre de représentants grâce à une coopération entre démocrates et républicains. Cependant, certaines tensions émergent : Coinbase a retiré son soutien après avoir exprimé ses inquiétudes concernant certains aspects liés aux rendements stables et à la confidentialité. Patrick Witt, conseiller en cryptographie à la Maison Blanche, a mis en garde contre des retards éventuels qui pourraient aboutir à une réglementation plus sévère.

Réactions variées dans l’industrie financière

Les réactions face au projet sont partagées parmi les acteurs du secteur. Brad Garlinghouse, PDG de Ripple, considère ce texte législatif comme un avancement positif vers une réglementation stable. De son côté, Paul Atkins, président de la SEC, plaide également pour une législation bipartite afin d'assurer *une stabilité réglementaire* durable dans cet environnement dynamique. Alors qu'une réunion est prévue pour marquer le balisage du texte le 27 janvier prochain 2026 à 15 h HE , il est crucial que tous les points importants soient examinés avant tout vote final. Des sections essentielles concernant notamment DeFi, les développeurs et anti-blanchiment restent encore floues et pourraient nécessiter plusieurs modifications avant leur adoption définitive.