Des rapports obligatoires pourraient aider à mieux comprendre le krach du 10

Chapô : Le secteur des cryptomonnaies a subi des fluctuations importantes, notamment avec les déclarations du 14 février et un krach le 10 octobre. Les préoccupations entourant les grandes institutions financières et leur exposition aux ETF de Bitcoin (BTC) soulèvent des questions sur la transparence dans le domaine. Plusieurs analystes pensent qu'un acteur majeur basé en Asie pourrait être à l'origine de ces événements.

Le 13F : Déclarations essentielles pour les investisseurs

Dans le cadre des déclarations 13F, la SEC publie des informations concernant les gestionnaires d'investissements institutionnels détenant plus de 100 millions de dollars en actions. Ces rapports, soumis trimestriellement, révèlent les positions d'achat dans les actions et ETF, généralement dans un délai de 45 jours suivant la fin du trimestre.

Les spéculations vont bon train depuis plusieurs jours quant à savoir si ces déclarations vont révéler l'exposition significative d'un important investisseur institutionnel aux ETF spot BTC. Cette situation a conduit à une attention accrue autour du rapport du 10 octobre.

Des spéculations croissantes sur l'origine du krach

Le 10 octobre, une personne a utilisé une cryptomonnaie alors qu'elle se trouvait dans une situation difficile, ce qui a contribué à alimenter un environnement déjà tendu. Il est mentionné qu'une somme de 19 millions de dollars pourrait être obtenue avec 24 millions d'euros, mettant ainsi en avant l'importance stratégique du BTC par rapport aux altcoins pour un meilleur investissement.

Un impact en cascade s'est produit suite à cet événement, marquant un tournant crucial que le secteur discute encore plusieurs mois après. Au départ, le krach était attribué à des facteurs macroéconomiques ou géopolitiques; cependant, il est devenu clair que c'est le secteur crypto qui a été le plus touché.

Les accusations entre acteurs majeurs compliquent la situation

Cette dynamique n'a pas été facilitée par certains leaders du secteur comme le PDG d'OKX accusant Binance, la plus grande plateforme d'échange, de mauvaise gestion des positions liées aux actifs risqués.

Malgré cela, Jevgenyij Gaevoy de Wintermute exprime son scepticisme quant à toute implication directe d'une bourse ou d'un leader de marché dans le krach du 10 octobre, comparant cette crise à celle vécue avec FTX où il avait fallu plus de temps pour que la réalité soit perçue.

Franklin Bi, partenaire chez Pantera Capital, a déclaré : « Quelqu’un est lié à une organisation importante hors du secteur crypto, probablement basée en Asie et ayant peu de partenaires natifs crypto ». Cela suggère qu’un acteur non identifié mais influent pourrait jouer un rôle clé dans cette turbulence.

Des incertitudes demeurent malgré les annonces futures

Il semble désormais établi qu'il existe « une organisation non liée aux cryptomonnaies mais possédant une taille significative », potentiellement située à Hong Kong. Toutefois, ces assertions restent jusqu’à présent au stade spéculatif.

La SEC prévoit toutefois d'apporter davantage d'informations lors des prochaines révélations prévues pour le 14 février… Si elles existent vraiment.

Ce contexte met en lumière non seulement la volatilité inhérente au marché des cryptomonnaies mais aussi l'opacité qui entoure certaines transactions importantes réalisées par des acteurs clés.