Un responsable de Blackrock compare le Bitcoin à un niveau d'action

Chapô : Larry Fink, le PDG de BlackRock, a reconnu dans une lettre aux actionnaires que le Bitcoin pourrait remettre en question la position du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale. Il décrit cette cryptomonnaie comme à la fois une « innovation perturbatrice » et un risque géopolitique pour les États-Unis si le pays ne parvient pas à maîtriser sa dette. Avec des investissements record dans les produits Bitcoin de BlackRock, l'adoption des cryptomonnaies continue de croître.

L'impact du Bitcoin sur la stabilité financière américaine

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires, Larry Fink a partagé son inquiétude concernant le risque financier associé au Bitcoin. Selon lui, si les États-Unis ne contrôlent pas leur dette et que le déficit persiste, cela pourrait entraîner une perte de confiance envers le dollar face à des actifs numériques tels que le Bitcoin.

Fink précise : "Si les États-Unis ne peuvent pas garder leur dette sous contrôle et que le déficit continue d'augmenter, l'Amérique risque de perdre cette position face à des actifs numériques comme le Bitcoin."

Cette déclaration souligne l'importance croissante des actifs numériques, qui pourraient être perçus comme une alternative viable au dollar. Dans la lettre, il mentionne sept fois spécifiquement le nom "Bitcoin", contre huit références au dollar. Cette fréquence suggère un changement significatif dans la perception des cryptomonnaies par un leader d'opinion majeur.

La reconnaissance croissante du Bitcoin en tant qu'actif alternatif

Fink met également en avant que même si la finance décentralisée (DeFi) est saluée pour son caractère innovant, elle représente également un danger potentiel pour la prééminence financière américaine. Le danger se manifeste lorsque les investisseurs commencent à voir le Bitcoin comme un moyen plus fiable d'accumuler de la valeur sur le long terme plutôt qu'en utilisant davantage le dollar américain.

Il affirme qu'il est crucial de considérer ces actifs numériques non seulement comme spéculatifs mais aussi comme des couvertures contre l'instabilité souveraine. Comme Fink l'a souligné : "Deux choses peuvent être vraies en même temps", faisant référence à l'innovation et au risque associés aux développements technologiques liés aux cryptomonnaies.

Une demande record pour les produits Bitcoin chez BlackRock

Les propos tenus par Larry Fink ne sont pas basés uniquement sur des conjectures théoriques. En effet, selon sa lettre récente, l'ETF (fonds négocié en bourse) proposé par BlackRock sur Bitcoin s'est avéré être le lancement historique ayant généré plus de 50 milliards de dollars d'actifs sous gestion durant sa première année. Cela place cet ETF parmi ceux avec les flux nets d'actifs les plus importants dans toutes les catégories ETF.

Plus intéressant encore, plus de 50% de cette demande provient d'individus non institutionnels. Près des trois-quarts des participants n'avaient jamais investi dans un produit iShares auparavant. Cela démontre comment cet actif attire un nouveau public d'investisseurs cherchant à entrer sur ce marché dynamique.

La tokenisation transforme potentiellement les marchés financiers

Selon lui, grâce à ce processus appelé tokenisation, il serait possible d'éliminer certains intermédiaires financiers traditionnels tout en facilitant ainsi davantage les mouvements d'actifs entre différentes parties prenantes.

BlackRock estime que cette approche pourrait révolutionner la propriété d'actifs grâce notamment à une meilleure accessibilité et fraccionnement permettant ainsi une participation accrue aux marchés financiers historiques souvent inaccessibles pour beaucoup d'investisseurs individuels.

Ces avancées pourraient bien démocratiser l'accès aux marchés financiers tout en réduisant considérablement ses barrières opérationnelles et juridiques qui ont historiquement limité l'implication collective dans certaines classes d'actifs.