Retards de livraison chez Airbus en raison de problèmes d'approvisionnement en moteurs

Chapô

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, a récemment mis en lumière les défis d'approvisionnement en moteurs qui freinent la production des avions pour 2025 et 2026. Malgré une forte demande de la part des clients, l'avionneur européen fait face à un **retard croissant d'avions non livrés**. Parallèlement, le secteur de la défense connaît un essor grâce à l'augmentation des budgets militaires.

Guillaume Faury souligne les problèmes d'approvisionnement chez Airbus

Lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, Guillaume Faury a affirmé que la pénurie de moteurs est le principal obstacle auquel fait face Airbus. « Le problème d'alimentation du moteur ne va pas disparaître de sitôt », a-t-il déclaré. Ce manque persistera jusqu'en 2025 et 2026, ce qui met en évidence combien un composant essentiel peut bloquer toute une chaîne de fabrication.

Les retards engendrent un arriéré important d'avions en attente de livraison. Bien que la demande soit robuste, Airbus peine à obtenir les moteurs nécessaires pour répondre aux commandes croissantes. Cela entraîne une file d'attente significative chez ses clients.

La demande dans le secteur de la défense s'accélère

Faury a aussi noté une tendance positive dans le domaine militaire : « Une accélération de la demande de produits militaires » se dessine alors que les gouvernements augmentent leurs dépenses en matière de défense. Cette dynamique pourrait compenser les impacts négatifs liés aux retards dans les livraisons commerciales. Le moment semble opportun pour Airbus alors même que sa production commerciale rencontre des contraintes sévères.

Les contrats gouvernementaux affluent avec une priorité donnée aux capacités militaires par divers pays.

Airbus avance vers le développement de nouveaux avions

L'entreprise travaille activement sur un nouvel avion court-courrier pour remplacer la famille A320 d'ici fin 2030. Ce modèle devrait entrer en service commercial au milieu des années 2030, offrant ainsi à Airbus une marge temporelle pour résoudre ses problèmes actuels d'approvisionnement.

Ce programme représente également un investissement significatif dans l'avenir du secteur aéronautique commercial pour l'entreprise. Les investisseurs attendent avec impatience des mises à jour financières détaillées lors de l'annonce des résultats du quatrième trimestre prévue le 19 février prochain. Les prévisions parlent d'un chiffre d'affaires atteignant 31,73 milliards de dollars, soit une croissance annuelle estimée à 9%, avec un bénéfice par action projeté à 2,90 dollars, augmentant ainsi de 5% comparativement au même trimestre précédent.

L'action EADSF subit un léger recul sur Wall Street

Suite aux déclarations franches du PDG concernant ces défis majeurs, l'action EADSF a chuté de 1,39%, atteignant ainsi 230,60 $ lundi dernier. Toutefois, Wall Street maintient encore une note modérée sur cette action : neuf analystes recommandent toujours son achat tandis que quatre suggèrent simplement sa conservation. L'objectif moyen fixé se situe autour de 269,77 $, impliquant donc un potentiel haussier approximatif de 17% par rapport aux valeurs actuelles.

Les difficultés rencontrées ne sont pas uniques à Airbus ; elles touchent également les motoristes qui font face à leurs propres limitations dans cet environnement complexe et interconnecté qu'est désormais celui du secteur aéronautique mondial. Faury a conclut ses remarques lors du Sommet mondial des gouvernements avec lucidité sur les défis persistants auxquels est confronté Airbus tout en restant optimiste quant aux possibilités offertes par la forte demande et l'évolution vers le militaire.