Le Royaume-Uni projette d'interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans, suivant l'exemple australien
Le Royaume-Uni envisage d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que le gouvernement pourrait interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, inspiré par une mesure similaire en Australie. Cette annonce fait suite à une campagne menée par l'organisation Smartphone Free Childhood, qui appelle à des « limites raisonnables et adaptées à l'âge » sur ces plateformes. Les conséquences mentales et physiques dues aux médias sociaux chez les jeunes sont désormais au cœur du débat public.
Keir Starmer évoque des restrictions sur les réseaux sociaux
Dans une récente déclaration, Keir Starmer a mentionné que « toutes les options sont sur la table », en réponse à la nécessité de protéger les enfants des effets néfastes des médias sociaux. Il a souligné qu'il est « ouvert » à adopter une approche similaire à celle de l'Australie, où depuis le 10 décembre 2025, toute personne de moins de 16 ans ne pourra plus créer ou conserver un compte sur des applications telles que TikTok, Instagram ou Facebook.
Une campagne massive demande des changements législatifs
La campagne lancée par Smartphone Free Childhood depuis le 13 janvier a déjà mobilisé plus de 100 000 personnes qui ont contacté leurs députés locaux pour soutenir cette interdiction. La page officielle de la campagne énonce clairement : « Les plateformes de médias sociaux sont conçues pour maximiser l’attention, et non pour soutenir le développement sain des enfants ».
Les dangers évoqués incluent l'anxiété croissante, les troubles du sommeil, ainsi qu'une exposition accrue à des contenus inappropriés.
L’Australie impose déjà des règles strictes contre l'accès précoce aux réseaux sociaux
L’Australie a pris position avec sa réglementation stricte qui impose aux entreprises sociales d'empêcher les jeunes utilisateurs d'accéder à leurs services sous peine d'amendes pouvant atteindre 50 millions de dollars australiens (environ 33,2 millions USD). L'objectif principal est clair : réduire l'impact négatif que ces plateformes peuvent avoir sur la santé mentale et physique des jeunes.
Des lois existantes au Royaume-Uni renforcent déjà la sécurité en ligne
Au Royaume-Uni, le débat se concentre autour de la loi sur la sécurité en ligne adoptée en 2023, qui oblige déjà certaines mesures comme les contrôles d’âge pour protéger les enfants contre du contenu illégal ou nuisible concernant le suicide ou la pornographie. Cette loi entrera en vigueur en juillet 2025 avec des sanctions financières lourdes allant jusqu'à 18 millions £ (environ 24 millions USD).
Cependant, contrairement à l'approche australienne, aucune interdiction complète n'est actuellement prévue dans cette législation.
Soutien bipartisan face aux enjeux liés aux médias sociaux
Le soutien pour renforcer cette législation vient aussi bien du parti travailliste que conservateur. David Davis, député conservateur influent, s'est exprimé récemment disant que « l'interdiction des réseaux sociaux pour les enfants était « la bonne décision » ». Ce consensus politique démontre une volonté commune d'agir face aux récents scandales impliquant notamment un chatbot IA diffusant illégalement du contenu explicite.
Starmer a affirmé vouloir prendre sérieusement ces préoccupations en considération après avoir qualifié ces incidents “shameful and disgusting”.
Face au large soutien politique et public croissant envers cette cause ainsi qu’aux récents scandales touchant X (anciennement Twitter), il semble probable qu’une forme d’interdiction soit mise en place prochainement au Royaume-Uni afin de mieux protéger ses jeunes citoyens sur Internet.
