Sam Bankman-Fried, le créateur de FTX, sollicite un nouveau procès après avoir renvoyé son avocat

Chapô : Sam Bankman-Fried, fondateur de l'échange de cryptomonnaies FTX, a récemment demandé un nouveau procès après avoir licencié son avocat. Actuellement en prison pour des accusations de fraude et de complot, il prétend avoir découvert de nouvelles preuves justifiant cette demande. Son cas soulève des questions sur le système judiciaire et les pratiques dans l'industrie de la cryptographie.

Sam Bankman-Fried demande un nouveau procès à Manhattan

Le 10 octobre 2023, Sam Bankman-Fried, reconnu coupable d'accusations fédérales de fraude et de complot, a officiellement sollicité un nouveau procès devant le tribunal de Manhattan. Cette démarche intervient seulement quelques jours après qu'il ait décidé de se représenter lui-même en raison du licenciement de son avocat.

Pour soutenir sa requête, Bankman-Fried a chargé sa mère, Barbara Fried, professeur d'éthique en droit à Stanford, d'introduire une demande au nom du dossier. Celle-ci repose sur la règle 33 des règles fédérales de procédure pénale qui permet à tout accusé d'exiger un nouveau procès sous prétexte qu'il aurait découvert des éléments nouveaux susceptibles d'influer sur le verdict.

Bankman-Fried purge actuellement une peine sévère

Actuellement incarcéré pour une durée totale de 25 ans, Sam Bankman-Fried purge sa peine suite à sa condamnation prononcée par un jury new-yorkais il y a plus de deux ans. Il avait été reconnu coupable dans sept affaires distinctes liées à la gestion frauduleuse des actifs lors du déclin spectaculaire du marché crypto.

FTX, l'entreprise fondée par Bankman-Fried, était évaluée à 32 milliards USD avant son effondrement en novembre 2022. L'homme est également accusé d'avoir détourné près de 10 milliards USD provenant des fonds clients pour financer ses activités personnelles et celles entreprises sans rapport avec FTX.

Les allégations entourant le procès et les révélations récentes

Dans un appel lancé en 2024, Bankman-Fried soutenait qu’il avait été « présumé coupable » par tous les acteurs impliqués dans cette affaire : médias, procureurs et même juges. Le vendredi précédent sa récente requête, il a choisi encore une fois d'écarter son avocat Jason Driscoll selon les documents judiciaires déposés.

Les motifs exacts derrière la demande actuelle restent flous ; rien n'indique quelles pourraient être ces « nouvelles preuves » que pourrait invoquer Bankman-Fried pour convaincre le tribunal ou changer l'avis d'un jury potentiel sur son innocence.

La stratégie médiatique controversée autour du cas

Récemment actif sur X (anciennement Twitter), Sam Bankman-Fried continue d'alimenter le débat public concernant ce qu'il qualifie comme une « guerre juridique » orchestrée contre lui par l'administration Biden ciblant l'univers crypto. En parallèle, il s'est rapproché politiquement du président Donald Trump depuis la campagne présidentielle actuelle aux États-Unis où ils ont tous deux revendiqué être victimes d'« accusations fallacieuses ».

Lors du procès en 2023 déjà tumultueux pour lui-même au regard des déclarations publiques faites par les procureurs fédéraux, certaines notes internes ont révélé que Bankman-Fried envisageait même « se présenter comme républicain » afin potentiellement diminuer sa culpabilité perçue aux yeux du public et des jurys.

Malgré toutes ces manœuvres stratégiques tentées jusqu'à présent par Sam Bankman-Fried, dont aucune ne semble porter ses fruits jusqu’ici, Donald Trump a clairement indiqué au New York Times qu’il n’envisage pas une grâce envers ce dernier.

Ce développement continuera donc d’interroger non seulement les enjeux judiciaires mais aussi ceux éthiques face aux comportements observés dans cet univers souvent critiqué qu’est celui des cryptomonnaies.