Saylor promeut le concept de Bitcoin « 1,4 % pour toujours » auprès des fonds souverains du Moyen-Orient

Michael Saylor, président exécutif de Strategy, propose aux capitaux du Moyen-Orient une stratégie innovante à travers un crédit à 1,4 % pour transformer les entreprises en accumulateurs perpétuels de Bitcoin. En définissant le Bitcoin comme « capital numérique » et « or numérique », il promet des rendements supérieurs grâce à cette approche. Ce plan s'inscrit dans un marché volatile où Bitcoin se négocie actuellement autour de 70 345 $.

Résumé

  • Saylor propose de vendre un crédit équivalent à 1,4 % des actifs d'une entreprise pour financer des dividendes en actions et augmenter continuellement ses avoirs en Bitcoin.
  • Il considère le Bitcoin comme un « capital numérique » et affirme que le crédit adossé au Bitcoin peut générer des rendements traditionnels deux à quatre fois supérieurs.
  • Ce discours intervient alors que le prix du Bitcoin est proche de 70 345 $, reflétant un environnement macroéconomique sensible avec la baisse d'autres cryptomonnaies majeures comme ETH, SOL et XRP.

Michael Saylor cherche à révolutionner l'ingénierie financière en promouvant sa charte d'accumulateur perpétuel de Bitcoin (BTC) au Moyen-Orient. Il dévoile sa vision audacieuse qui pourrait transformer la manière dont les entreprises gèrent leurs actifs numériques.

Saylor présente son calcul « 1,4 % pour toujours »

Lors d'une apparition télévisée au Moyen-Orient, Michael Saylor a déclaré : « Si nous vendons des instruments de crédit équivalant à 1,4 % de nos actifs financiers, nous pouvons payer les dividendes financés en Bitcoin et nous pouvons augmenter le montant de BTC dont nous disposons pour toujours. » Cette déclaration résume son approche stratégique visant à monétiser une petite fraction des actifs via le crédit afin d'augmenter l'exposition au Bitcoin tout en préservant le capital initial.

Saylor explique qu'en vendant seulement 1,4 % des immobilisations sous forme de crédit, une entreprise peut non seulement soutenir ses dividendes mais aussi accroître indéfiniment ses avoirs en BTC. Lors d’une conférence récente sur la Cryptomonnaie MENA, il a évoqué l’idée que « le Bitcoin est un capital numérique ou 'or numérique', et que le crédit numérique repose sur lui pour éliminer la volatilité tout en générant du rendement. »

Les enjeux macroéconomiques face à l’endettement corporatif

La proposition arrive dans un contexte économique complexe où la valeur du Bitcoin est souvent perçue comme indicateur clé de l'appétit mondial pour le risque. Actuellement évalué autour de 70 345 $, avec une fourchette oscillante entre environ 68 428 $ et 71 852 $, ce marché montre également une dynamique similaire chez d'autres cryptomonnaies telles que l’Ethereum (ETH) qui se négocie près de 2 012 $, ainsi que chez *Solana* (SOL) se situant autour de *86* $. Ces fluctuations témoignent d'un environnement financier instable marqué par une pression vendeuse significative après une chute notable depuis les sommets atteints précédemment.

Le ciblage explicite du capital du Moyen-Orient par Saylor

Saylor cible explicitement les fonds souverains du Moyen-Orient. À Abu Dhabi, il a déclaré avoir rencontré tous ces fonds afin de promouvoir son modèle basé sur un crédit adossé au *Bitcoin* comme alternative intéressante aux titres traditionnels. Il soutient qu'il pourrait offrir des rendements allant « deux à quatre fois supérieurs », tout en utilisant sa société comme levier financier.

Cependant, cette démarche doit naviguer dans un climat délicat où le *Bitcoin*, ayant récemment chuté sous la barre symbolique des *70*000$, fait face à ce qu’un analyste qualifie déjà d’un marché “impopulaire”. La durabilité ou non du modèle proposé par Saylor sera mise à l'épreuve lors des futures tendances économiques globales plutôt qu’à travers ses apparitions médiatiques actuelles.