L'or est soumis à des pressions, mais un redressement se profile à l'horizon
L'article s'intéresse à la chute des prix de l'or, qui a enregistré une baisse importante de près de 20 % par rapport à son plus haut historique. Le PDG du groupe deVere, Nigel Green, explique que cette situation est due à un effet de levier excessif sur le marché. Il prévoit que les prix pourraient se stabiliser suite à cette correction, notamment grâce à l'augmentation de la demande physique d'or.
La chute des prix de l’or et ses causes liées à l’effet de levier
Le marché de l’or a connu sa plus forte baisse depuis plus d'une décennie, avec une chute spectaculaire qui a vu le prix descendre en dessous des 5 500 $ l’once. Selon Nigel Green, CEO du groupe deVere, cette précipitation des tarifs ne reflète pas une baisse significative de la demande sous-jacente mais plutôt une « cassure due à l'effet de levier ». « L’or a grimpé trop loin, trop rapidement », déclare-t-il. Au moment où les prix ont commencé leur déclin, une partie considérable du marché était dominée par des traders utilisant des fonds empruntés. Les contrats à terme et autres produits financiers liés ont prospéré alors que les valeurs augmentaient au-delà des 5 000 $.
Les ventes forcées comme principal moteur de la chute
La première phase de cette baisse a été marquée par des ventes forcées plutôt que discrétionnaires. Les exigences en matière de marge ont augmenté avec la volatilité croissante, ce qui obligeait les traders à déposer immédiatement des liquidités ou bien fermer leurs positions. « Beaucoup ont choisi ou ont été contraints de vendre », explique Green. Ce mécanisme a contribué aux baisses rapides et brutales observées sur le marché. Cette dynamique illustre bien comment les mouvements sont souvent auto-limités dans ce type d'environnement volatile. Une fois les positions sous effet de levier éliminées, « la pression mécanique cesse », selon Green.
Des perspectives optimistes pour un rebond potentiel
Malgré ces turbulences initiales, plusieurs facteurs pourraient favoriser une stabilisation prochaine du marché doré : Premièrement, un retour vers un niveau bas attire généralement les véritables acheteurs plutôt que les spéculateurs : « La demande physique en provenance d'Asie augmente historiquement après brusques replis », souligne Green. Deuxièmement, il note que les banques centrales adoptent habituellement une approche pragmatique lors d'une correction : « Ils poursuivent rarement les rallyes mais ajoutent lors des périodes faibles ». Enfin, lorsque la tendance baissière ralentit, on observe souvent un retour vers la couverture institutionnelle : « Rien ne se produit au plus fort ; cela se produit après que les dégâts sont faits ».
Les caractéristiques typiques d’un rebond après correction
Nigel Green estime qu'un rebond suit généralement un effondrement lié au levier financier. Il précise : « L’or rebondit après des ventes massives dues à l’effet de levier car les raisons fondamentales pour posséder cet actif restent intactes ». Il met cependant en garde contre le fait qu’après une telle période instable ,il faut s'attendre à voir un repositionnement progressif avant tout regain significatif: « Le processus reflète davantage un repositionnement qu’un enthousiasme immédiat ». En conclusion; même si le chemin vers la reprise peut être lent et inégal – avec peu d'élan initial – il est probable qu’une fois passée cette phase difficile liée aux effets mécaniques du marché imposés par ces ventes forcées; nous verrons finalement émerger stabilité et confiance chez ceux désirant investir dans l'or encore longtemps considéré comme valeur refuge face aux incertitudes économiques globales.
