Le prix de l'uranium franchit les 100 dollars en raison d'un renforcement du déficit d'approvisionnement

Les prix de l'uranium ont franchi la barre des 100 dollars la livre, marquant un tournant significatif après plus de dix ans de sous-investissement. Cette hausse est le résultat d'un resserrement de l'offre physique et d'une demande accrue des services publics, tout en attirant une nouvelle participation institutionnelle. Les perspectives du marché du combustible nucléaire se dessinent ainsi pour 2026 et au-delà.

Le prix de l'uranium confirme la solidité structurelle

Actuellement, les prix au comptant de l'uranium s'élèvent à environ 99,25 $ la livre, avec une légère baisse quotidienne de 2,27%. Malgré cette fluctuation à court terme, la tendance générale reste positive.

Depuis mi-2025, l'uranium a montré des signes constants d'évolution positive, établissant des plus bas élevés et surmontant d'importantes zones de résistance qui avaient freiné ses mouvements précédents. Cela indique une consolidation maîtrisée plutôt qu'un essoufflement des tendances.

Ce métal précieux évolue dans une dynamique croissante à long terme et a récemment franchi le seuil psychologique des 100 $, un niveau jamais atteint aussi régulièrement depuis 2007. Ce retour au-dessus de ce cap représente donc un développement structurel majeur.

L'annonce par le Sprott Physical Uranium Trust concernant l'achat de 500 000 livres d'uranium et une augmentation capitalistique atteignant 214 millions de dollars a également contribué à cette dynamique. L'espoir que ces fonds soient rapidement réinvestis dans d'autres acquisitions physiques renforce encore les conditions actuelles sur les marchés au comptant.

La liquidité observée n'est pas spéculative mais bien réelle, comme en témoigne le volume élevé des transactions et la réactivité des prix. Le marché a présenté non seulement des baisses rapides suivies d'une stabilisation mais aussi une forte distribution indiquant une absorption continue de l'offre. Les analystes considèrent désormais que le seuil des 100 $ pourrait servir davantage comme plancher dans ce contexte actuel.

La pénurie d'approvisionnement montre des signes d'une phase de rupture potentielle

Avec une diminution près du sommet atteint en 2024 après plusieurs années haussières, cela pourrait signaler un potentiel point critique dû aux restrictions persistantes côté offre selon Ekweme (via X) daté du 30 janvier 2026.

Cet aspect technique s'accompagne également d'une prise conscience croissante que l'offre ne pourra pas compenser la demande qui augmente rapidement. Un rapport publié par Teniz Capital attire particulièrement attention : il prédit que le marché mondial pourrait atteindre un stade déficitaire durant cette décennie.

Les délais nécessaires pour réaliser certains projets peuvent varier entre 10 à 20 ans, impliquant ainsi que les futures pénuries sont déjà prises en compte dans les projections actuelles concernant l'offre.

Ce rapport estime également qu'il est impératif pour les services publics qui n'établissent pas dès maintenant des contrats à long terme auront beaucoup plus difficilement accès aux fournitures vers la fin décennie envisagée.

D'après ces estimations demandées par le secteur énergétique mondial, on prévoit une croissance globale pouvant atteindre jusqu'à **28% en consommation mondiale d'uranium** d'ici 2030 et dépassant même les 200% vers 2040. Parmi les principaux facteurs contribuant à cette perspective optimiste figurent principalement : la construction massive de nouveaux réacteurs nucléaires en Chine et Inde ; le soutien politique renouvelé envers l'énergie nucléaire dans diverses régions ; ainsi qu'un boom sans précédent lié à la production électrique nécessaire pour alimenter centres données et infrastructures liées à intelligence artificielle.